Hosham Dawod, spécialiste de l’Irak et conseiller du Premier ministre Moustafa Kazimi, était hier sur la sellette pour des propos ayant offusqué les pro-iraniens sur le général iranien Kassem Soleimani, abattu il y a un an par les États-Unis. Cette campagne intervient alors que le bras de fer entre les proches de Téhéran et M. Kazimi n’a cessé de se durcir ces dernières semaines, les pro-iraniens l’accusant nommément de complicité dans l’élimination du général Soleimani et de son lieutenant irakien Abou Mahdi al-Mouhandis et multipliant les menaces directes. « Soleimani pensait qu’il n’était pas seulement un coordinateur avec l’Irak, il se croyait sûrement responsable de l’Irak. C’est pour cela qu’il entrait et qu’il sortait quand il voulait » du pays, a déclaré M. Dawod dans un entretien diffusé par la BBC à l’occasion du premier anniversaire de la mort de l’architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient. « Les principes fondateurs de l’État irakien n’étaient pas dans ses priorités, alors avec (son successeur Ismaïl) Qaani, nous, le gouvernement irakien, nous lui avons imposé de demander un visa », dit encore le conseiller, anthropologue franco-irakien. Ahmad al-Assadi, puissant député proche de Téhéran, a répondu que le général Soleimani « entrait officiellement et légalement » dans le pays pour « aider son gouvernement et son peuple ». « Où était ce “conseiller” quand Soleimani passait de tranchée en tranchée pour défendre l’Irak jusqu’à verser son sang dans son aéroport international ? » lance-t-il encore dans un communiqué. « Kazimi doit (...) le licencier immédiatement ou nous donner clairement sa position », réclame dans un communiqué Mahdi al-Amerli, membre de la commission parlementaire de la Défense. M. Dawod, lui, a dit dans un communiqué « présenter (ses) excuses à tous ceux qui auraient mal compris (ses) propos ».
Monde - Irak
Hosham Dawod sur la sellette pour des propos sur Soleimani
OLJ / le 06 janvier 2021 à 00h00


"Soleimani pensait qu’il n’était pas seulement un coordinateur avec l’Irak, il se croyait sûrement responsable de l’Irak. C’est pour cela qu’il entrait et qu’il sortait quand il voulait » du pays, « Les principes fondateurs de l’État irakien n’étaient pas dans ses priorités". On pourrait remplacer "Irak" par "Liban", et ce serait aussi vrai!
07 h 35, le 06 janvier 2021