Dans un geste de défiance à l’égard de la Banque du Liban, le syndicat des importateurs d’équipements médicaux a annoncé hier dans un communiqué qu’à dater du 1er janvier 2021, il ne livrera plus d’équipements importés qu’après le remboursement par la banque centrale de sa quote-part du prix de l’équipement en question. Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion générale virtuelle de plus de 90 sociétés importatrices, précise le texte.
Explicitant pour L’Orient-Le Jour cette décision, Salma Assi, présidente du syndicat, a confirmé que cette réserve s’est imposée, car la BDL n’a, à plusieurs reprises en 2020, pas réglé leur dû à des sociétés qui avaient importé, dédouané et vendu un équipement, sans attendre que la BDL se mette en règle. Et ils attendent toujours, alors qu’en principe, conformément à un accord passé avec les importateurs, la Banque du Liban s’est engagée à leur payer l’écart entre le taux auquel ils ont acheté cette devise sur la plate-forme (3 900 LL pour un dollar) afin de financer leurs importations, et son taux officiel de 1 500 LL pour un dollar fixé par la BDL dans le cadre de sa politique de soutien des prix, sachant que l’accord porte sur un rapport de 85 % payé au taux officiel (donc subventionné par la BDL) et de 15 % au taux plate-forme.


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