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Tensions lors d'une manifestation de proches d'étudiants à l'étranger devant la BDL


Tensions lors d'une manifestation de proches d'étudiants à l'étranger devant la BDL

Vue de l'entrée fortifiée de la Banque du Liban, dans la capitale Beyrouth. Photo d'archives Patrick BAZ/AFP

La tension était vive lors d'un nouveau sit-in de proches d'étudiants à l'étranger, devant le siège de la Banque du Liban (BDL) à Beyrouth, venus réclamer l'application de la loi sur le dollar étudiant qui doit permettre à ces parents de transférer des fonds à leurs enfants au taux officiel de la livre libanaise par rapport au dollar. Ces manifestations des proches d'étudiants à l'étranger, devenues quasiment hebdomadaires, sont organisées alors que les banques limitent drastiquement les transferts internationaux depuis l'été 2019, sur fond d'effondrement de la monnaie nationale dans un pays en pleine crise.

La police était massivement déployée sur les lieux, et plusieurs bousculades ont été enregistrées. Il n'est pas clair si ces tensions ont fait des blessés. Certains manifestants étaient munis de casseroles et de microphones. "La loi a été approuvée et publiée au Journal officiel et nous n'avons toujours pas obtenu notre droit", a déploré à la chaîne locale LBCI une mère de famille, visiblement désespérée. "Jusqu'à quand cet atermoiement ? Nos enfants réclament de quoi manger, payer leur loyer, l'université... Ces enfants partagent la nourriture avec leurs amis, ils dorment les uns chez les autres", a-t-elle ajouté. "Un mois après, aucun résultat, nous n'en pouvons plus, aucun responsable ne se sent concerné, à qui s'adresser désormais ?" "On nous a promis une loi qui a été signée par le président de la République en personne, à quoi bon la signer si cela ne reste que de l'encre sur le papier ?", s'est indigné un autre manifestant. "Maudite soit une telle classe politique !", a-t-il lancé.

A Saïda, au Liban-sud, une poignée de protestataires ont également tenu un sit-in devant le siège de la BDL dans la ville, avec les mêmes revendications, rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah. 

Des manifestants devant le siège de la BDL à Saïda, le 30 décembre 2020. Photo fournie par notre correspondant Mountasser Abdallah

Les manifestants demandent l'application de la loi 193, adoptée par le Parlement le 16 octobre dernier, alors que les Libanais pâtissent depuis plus d'un an de restrictions bancaires drastiques et que le dollar s'échange ces derniers jours sur le marché noir autour de 8.500 LL. Cette loi permet le transfert à l'étranger d'un montant annuel de 10.000 dollars sur base du taux officiel maintenu à 1.515 LL pour un dollar à tout étudiant inscrit dans une université étrangère pour l’année 2020-2021. Elle n'a toujours pas été mise en vigueur, malgré la publication, mi décembre, de circulaires par la Banque du Liban (BDL). Les parents accusent le gouverneur de l'institution, Riad Salamé, de s'atermoyer.


La tension était vive lors d'un nouveau sit-in de proches d'étudiants à l'étranger, devant le siège de la Banque du Liban (BDL) à Beyrouth, venus réclamer l'application de la loi sur le dollar étudiant qui doit permettre à ces parents de transférer des fonds à leurs enfants au taux officiel de la livre libanaise par rapport au dollar. Ces manifestations des proches d'étudiants à l'étranger, devenues quasiment hebdomadaires, sont organisées alors que les banques limitent drastiquement les transferts internationaux depuis l'été 2019, sur fond d'effondrement de la monnaie nationale dans un pays en pleine crise.La police était massivement déployée sur les lieux, et plusieurs bousculades ont été enregistrées. Il n'est pas clair si ces tensions ont fait des blessés. Certains manifestants étaient munis de casseroles et...