Le pape François lors de sa bénédiction urbi et orbi, le 25 décembre 2020. Vatican Media/AFP
Entre les messes en petit comité, les familles réduites ou séparées, les festivités habituelles interdites, l’édition 2020 de Noël aura été à l’image d’une année faite de dangers et de restrictions, avec pour principale lueur d’espoir l’arrivée des vaccins.
Dans son message de Noël adressé par vidéo, le pape François a lancé vendredi un appel aux « vaccins pour tous, en particulier pour les plus vulnérables », soulignant que « les lois du marché et les brevets d’invention » ne doivent pas faire la loi face à « la santé de l’humanité ». « En ce moment historique marqué par la crise écologique, et par de graves déséquilibres économiques et sociaux aggravés par la pandémie du coronavirus, nous avons plus que jamais besoin de fraternité », a déclaré celui qui est à la tête des 1,3 milliard de catholiques dans le monde. Dans son allocution de Noël, la reine Elizabeth II s’est employée à insuffler de l’espoir, présent « même dans les nuits les plus sombres », aux Britanniques. « Pour beaucoup, cette année est empreinte de tristesse : certains pleurent la perte d’un être cher, amis et famille manquent à d’autres, alors qu’ils voudraient pour Noël une simple étreinte ou une pression de la main, a relevé la souveraine de 94 ans. Si c’est votre cas, vous n’êtes pas seuls. »
Les restrictions imposées partout pour faire face à un virus qui ne semble aucunement vouloir céder laisseront de ce Noël des images inédites.
Le pape a certes célébré comme chaque année la messe de la nuit de Noël dans la gigantesque basilique Saint-Pierre à Rome qui peut accueillir des milliers de croyants. Mais ils n’étaient jeudi soir que 200 fidèles masqués, essentiellement des employés du minuscule État du Vatican. À Bethléem aussi, dans la basilique de la Nativité, seuls une poignée de fidèles et de clercs ont célébré la messe de minuit, cherchant un bout de « lumière » après une année de « ténèbres ». Quelques centaines de personnes portant masques et parapluies ont regardé passer la procession dans les rues de la ville au son des tambours et des cornemuses.
Aux États-Unis, où le Covid-19 continue de faire des ravages, le réveillon de Noël a aussi été marqué par la pandémie. Retranché dans son club de Mar-a-Lago, en Floride, Donald Trump, de plus en plus isolé dans sa croisade pour tenter de renverser la victoire de Joe Biden à la présidentielle, a posté ses vœux de fin d’année sur Twitter, au milieu de tweets dénonçant sans preuve des « fraudes » et une élection « truquée ».
À Qamichli, dans le nord-est de la Syrie contrôlé par les forces kurdes, la population a ignoré la pandémie et assisté en nombre à une cérémonie d’illumination d’un sapin dans un quartier chrétien. Musulmans et chrétiens se sont mêlés pour danser la dabké sur des musiques traditionnelles devant l’arbre illuminé.
Source : AFP


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