Le major à la retraite de la Sûreté générale, Ahmad el-Jamal, a été condamné hier par le tribunal militaire à deux ans de prison et une amende de plus de 500 millions de livres libanaises, dans l’affaire des pots-de-vin encaissés en 2016 par des officiers de l’armée pour admettre des élèves à l’École militaire. Une demande de saisie de ses biens a été émise. Le tribunal a également condamné certains courtiers à des peines allant de trois mois à deux ans de prison et arrêté les parents des élèves concernés.
Un autre individu, identifié seulement par ses initiales, R.A.C, a écopé de deux ans de prison et d’une amende de 3 600 000 LL. Deux autres ont été condamnés à une peine de 3 mois de prison et à une amende de 10 600 000 LL. Quatre autres individus, également identifiés par leurs initiales, H.K, A.Z, A.I.F et H.A.S, ont écopé de deux mois de prison et d’une amende de plusieurs millions de livres. La qualité de ces individus, militaires ou civils, n’a pas été précisée.
Le scandale autour de l’École militaire avait éclaté en août 2017, lorsque des militaires et des civils avaient payé de grosses sommes d’argent (estimées à près de 19 millions de dollars) en 2016 pour garantir que leurs fils soient acceptés, rappelle l’Agence nationale d’information.
Le nom du major Jamal apparaît aussi dans l’affaire de l’ex-commandant en chef de l’armée, Jean Kahwagi, poursuivi ainsi que plusieurs officiers pour « enrichissement illicite ».


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Pourquoi protège-t-on le nom de personnes qui ont mal agi? Si elles avaient peur du scandale, elles n'avaient qu'à réfléchir avant aux conséquences de leurs agissements....
07 h 39, le 23 décembre 2020