Le président de la République, Michel Aoun (c), recevant le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Houssam Zaki, à la tête d'une délégation, le 17 décembre 2020 au palais de Baabda. Photo Twitter/Présidence libanaise
Le numéro deux de la Ligue arabe a affirmé jeudi, lors d'un entretien avec le chef de l'Etat libanais à Baabda, que l'institution était prête à aider le Liban à sortir de la crise si celui-ci en formulait la demande. Houssam Zaki a également appelé les responsables libanais à abandonner leur méthode de travail routinière au profit de mesures exceptionnelles.
La visite du secrétaire général adjoint de la Ligue intervient alors que le Liban est englué depuis plus d'un an dans une crise socio-économique sans précédent dans son histoire moderne. Elle a été aggravée par l'énorme explosion du 4 août au port de Beyrouth, qui a fait plus de 200 morts et 6.500 blessés. Le déblocage des aides internationales est conditionné par la mise en place d'un gouvernement d'experts non partisans capable de mettre en œuvre de réformes économiques importantes, au moment où le pays est sans cabinet depuis août.
"Il est des responsabilités qui incombent aux dirigeants libanais. La Ligue arabe (...) est prête à aider si on nous le demande", a affirmé M. Zaki dans un communiqué à l'issue de la réunion avec le président Michel Aoun. "Le but de la visite est de passer en revue et d'évaluer la situation au Liban et nous espérons pouvoir aider à sortir le pays de sa crise. La méthode de travail routinière doit être mise de côté et laisser place à une méthode de travail exceptionnelle".
Le pays, qui n'a toujours pas de gouvernement après la démission du Premier ministre Hassane Diab, a vu sa monnaie dégringoler face au dollar. Le billet vert s'échange actuellement à plus de 8.000 LL sur le marché noir.


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