Deux associations de journalistes ont condamné hier le comportement de partisans du Courant patriotique libre (CPL, fondé par le chef de l’État, Michel Aoun) qui s’en sont pris violemment mardi au soir au siège de la télévision al-Jadeed, après une introduction du journal télévisé particulièrement critique à l’égard du président Aoun et du chef du CPL, Gebran Bassil.
Mardi soir, les actualités de la chaîne al-Jadeed avaient commencé avec une sortie virulente à l’encontre de MM. Aoun et Bassil, sur fond de tensions politiques exacerbées par les tractations gouvernementales et l’enquête sur les explosions du port. En réaction aux critiques lancées contre leurs leaders, des partisans aounistes armés de bâtons se sont rendus devant le siège d’al-Jadeed, dans le quartier dit de « Cola », dans le sud de Beyrouth, et ont lancé des pierres en direction du bâtiment, rapportaient hier des médias locaux. Les assaillants ont, ensuite, pris la fuite.
Cette attaque « constitue une violation flagrante de la liberté de la presse » et est un exemple de « la faillite à laquelle la classe dirigeante a mené le pays », a dénoncé dans un communiqué l’association Journalistes pour la liberté. Elle a condamné « l’absence d’un minimum de respect envers les institutions » de la part de ces partisans. L’association Journalistes contre la violence a, elle, dénoncé « le recours à la violence comme réponse à la liberté d’expression ». Elle a appelé à ce que les personnes impliquées dans cette attaque soient arrêtées pour « vandalisme ».


Encore ce n'est rien quand on aura les ayatollah a gouverné le Liban ca sera pire , réveillez vous les libanais ??
15 h 48, le 17 décembre 2020