Le président de l’Association des banques du Liban Salim Sfeir. Photo ANI
Une dizaine d’activistes ont manifesté hier en soirée devant la maison du président de l’Association des banques du Liban Salim Sfeir, à Beyrouth, afin d’exprimer leur colère face aux restrictions bancaires en vigueur depuis plusieurs mois, dans un contexte de crises économique et financière aiguës.
« Voleur, voleur, Salim Sfeir est un voleur ! » ont scandé les contestataires rassemblés dans la rue devant le domicile du responsable, qui est également directeur de Bank of Beirut. Certains d’entre eux ont accroché des déchets sur la grille de la propriété, selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux.
Alors que la livre continue de s’effondrer face au dollar, et que les banques sont au bord de la faillite et en manque de liquidités, des restrictions sévères ont été mises en place par ces établissements, notamment sur les retraits et les transferts, en violation des lois en vigueur. Une loi sur le contrôle des capitaux n’a jusqu’à ce jour pas été votée, au grand dam de la population qui se voit imposer des mesures sévères, notamment des plafonds sur les retraits.


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Ça n’est pas avec deux pelés et trois tondus qu’on fait la révolution. Les millions de libanais doivent descendre dans la rue pour exprimer leur ras le bol contre cette bande de criminels voleurs. Face à un peuple en colère aucune armée ni force ne feront le poids. Le peuple est la nation. Ainsi tous les voyous qui protègent leur leaders se verront lynchés par la foule s’ils daignent par malheur lever un bâton ou un fusil contre eux. Il est grand temps qu’on leur montre de quel bois ce peuple se chauffent.
11 h 49, le 12 décembre 2020