La façade du siège de la BDL à Hamra. Photo d’archives Patrick Baz/AFP
Des dizaines de protestataires se revendiquant de la contestation du 17 octobre ont coupé la route donnant accès au siège de la Banque du Liban (BDL), hier, à Hamra (Beyrouth), scandant des slogans visant le gouverneur de la BDL, Riad Salamé. « Voleur, voleur, Riad Salamé est un voleur », répétaient en chœur certains des manifestants rassemblés devant l’entrée de l’institution. « Tout le monde est avec nous, ils sont corrompus, et vous, vous les protégez ? » s’indigne une protestataire, s’adressant aux forces de l’ordre faisant barrage devant la grille d’accès.
Riad Salamé est une figure particulièrement conspuée par les manifestants depuis la révolte du 17 octobre contre l’ensemble de la classe dirigeante accusée de corruption. Ces derniers le considèrent comme l’un des principaux responsables de la crise financière que le Liban traverse depuis plus d’un an.

