La façade du palais de Justice de Beyrouth. Photo d'illustration ANI
Le département du contentieux du ministère libanais de la Justice a déposé une plainte samedi devant le bureau du procureur général près la cour de cassation contre dix-sept fonctionnaires du ministère des Déplacés pour "enrichissement illicite", en vertu de la loi adoptée dans ce cadre par le Parlement, le 30 septembre.
Cette plainte se base sur les déclarations de patrimoine remises par ces fonctionnaires à l'autorité concernée, une procédure imposée par la loi sur l'enrichissement illicite. Le Parquet a réagi à cette plainte en annonçant "étudier un mécanisme d'enquête" à ce sujet, la procédure étant "inédite" et la loi en vertu de laquelle la plainte a été déposée étant "nouvelle". Une fois les poursuites engagées contre ces fonctionnaires, ils devront justifier l'origine de leurs richesses lors de l'instruction.
La loi votée fin septembre fait partie des textes mis en avant par les autorités pour défendre leur bilan en matière de lutte anticorruption, un an après un soulèvement populaire inédit qui dénonçait l'intégralité d'une classe politique jugée corrompue et incompétente. Mais dans un pays en plein effondrement économique, les détracteurs continuent d'accuser les dirigeants d'entretenir un réseau où règnent le népotisme et l'affairisme.
Mercredi, des poursuites avaient été engagées en vertu de cette loi contre l'ancien commandant en chef de l'armée libanaise le général à la retraite Jean Kahwagi, ainsi que sept autres haut gradés de l'institution militaire.

