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Crise du Golfe

Pays de la région et Etats-Unis font état d'avancées



Pays de la région et Etats-Unis font état d'avancées

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, à Washington, le 14 octobre 2020. Photo Manuel Balce Ceneta/Pool via REUTERS

Le Qatar et l'Arabie saoudite, pays rivaux dans la crise du Golfe, ainsi qu'Oman et le Koweït, parties neutres, ont fait état vendredi de progrès dans la résolution de cette guerre diplomatique opposant le petit émirat au puissant royaume et à trois de ses alliés arabes.

"Il est temps que ce conflit soit résolu", a déclaré le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo qui s'exprimait depuis Bahreïn, où il assistait à une conférence sur la sécurité régionale.

Le ministre koweïtien des Affaires étrangères cheikh Ahmed Nasser al-Mohammed Al-Sabah, dont le pays mène les efforts de médiation, a affirmé de son côté que toutes les parties avaient exprimé leur volonté de conclure un "accord final", lors des récentes "discussions fructueuses" auxquelles ont pris part les Etats-Unis.
Une responsable du ministère qatari des Affaires étrangères, Lolwah al-Khater, a estimé vendredi sur la chaîne Al Jazeera que les commentaires du Koweït représentaient le "début d'une voie vers une solution", y voyant une étape "positive et importante".

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont coupé en 2017 leur relations avec le Qatar, qu'ils accusent d'être trop proche de l'Iran - à couteaux tirés avec l'Arabie saoudite et les Etats-Unis - et de soutenir des groupes islamistes radicaux, ce que Doha nie. Les quatre pays ont chassé les Qataris qui résidaient sur leur sol, leur ont fermé frontières et ports et ont interdit d'accès les avions qataris à leur espace aérien.

"Nous avions réalisé un progrès certain (vers la résolution du conflit) il y a plus d'un an et ensuite les choses se sont ralenties", a affirmé le chef de la diplomatie qatarie, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, lors du Forum du dialogue méditerranéen qui se tient à Rome. "En ce moment même, il y a des mouvements qui, nous l'espérons, mettront fin à cette crise". "L'unité du Golfe est très importante pour la sécurité de la région. Cette crise inutile doit se terminer sur la base du respect mutuel", a-t-il encore dit.

"A portée de main" 
Plus tard lors du même évènement, qui se tenait de façon virtuelle en raison de la crise sanitaire, le ministre saoudien des Affaires étrangères Faiçal ben Farhan Al-Saoud a indiqué qu'un "accord final était à portée de main". "Je suis quelque peu optimiste sur le fait que nous sommes proches de finaliser un accord entre toutes les nations en litige pour parvenir à une solution qui sera, nous pensons, satisfaisante pour tous", a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterrez "espère que tous les pays impliqués dans cette crise œuvreront ensemble à résoudre leurs différends. Il a souligné l'importance de l'unité du Golfe pour la paix, la sécurité et le développement de la région", a indiqué Stéphane Dujarric, son porte-parole, à la presse.

Des analystes avaient estimé auparavant que toute solution pourrait être trouvée seulement entre Ryad et Doha, excluant notamment les Emirats arabes unis, le pays le plus critique envers le Qatar depuis le début de la crise.

Les propos du prince Fayçal laissent envisager un accord plus global mais ni Abou Dhabi ni Manama n'ont réagi dans l'immédiat aux commentaires du responsable saoudien.

Le gendre et conseiller du président américain Donald Trump, Jared Kushner, aurait abordé la question et poussé à des avancées lors d'une visite mercredi au Qatar. Peu de détails ont été communiqués sur la visite de M. Kushner, qui s'est également rendu en Arabie saoudite.

Le conseil à la sécurité nationale de la Maison Blanche Robert O'Brien a récemment indiqué que permettre aux avions qataris de survoler l'Arabie saoudite, via un "pont aérien", faisait partie des priorités de l'administration Trump. En contrepartie, le Qatar pourrait accepter que sa chaîne satellitaire Al Jazeera se fasse moins critique à l'égard de l'Arabie saoudite, selon un analyste s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Le Qatar a répété qu'il était prêt à engager des négociations sans condition préalable mais n'a pas accepté publiquement de faire des compromis au sujet des 13 conditions posées par les pays qui le boycottent pour normaliser les relations.

En raison du blocus aérien, la compagnie Qatar Airways survole l'espace aérien de la République islamique.


Le Qatar et l'Arabie saoudite, pays rivaux dans la crise du Golfe, ainsi qu'Oman et le Koweït, parties neutres, ont fait état vendredi de progrès dans la résolution de cette guerre diplomatique opposant le petit émirat au puissant royaume et à trois de ses alliés arabes.
"Il est temps que ce conflit soit résolu", a déclaré le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo qui s'exprimait...