Les Forces de sécurité intérieure intervenant rue Huvelin au milieu d’une bagarre d’étudiants. Capture d’écran d’une vidéo relayée par le collectif Sawratcom
Une bagarre a eu lieu hier entre des partisans des Forces libanaises et d’autres du Hezbollah près du campus des sciences sociales de l’Université Saint-Joseph (USJ), rue Huvelin, à Beyrouth, où se déroulent cette semaine des élections estudiantines. Les forces de police sont intervenues sur place pour séparer les étudiants. Les policiers ont procédé à plusieurs arrestations. Les étudiants impliqués dans la bagarre ont été conduits au poste de gendarmerie d’Achrafieh. Ils devaient être relâchés plus tard dans la journée.
Le comité estudiantin des Forces libanaises a publié un communiqué regrettant « l’incident » qui a eu lieu. « Certaines provocations ont commencé dès les premières heures de la journée et ont abouti à une dispute lorsqu’un étudiant a été roué de coups par un groupe du Hezbollah qui ne fait pas partie de l’université. Cela a poussé les étudiants des FL à se défendre. L’affaire s’est transformée en une dispute entre les étudiants présents à l’université et le groupe étranger au campus », rapporte le texte.
Le comité souligne en outre la nécessité de « préserver le processus démocratique à l’université » et demande aux forces de l’ordre « d’intervenir rapidement pour empêcher une autre bagarre ».
Il convient de rappeler que chaque année se joue une bataille électorale enflammée sur le campus des sciences sociales de l’USJ qui accueille les facultés de droit, de sciences politiques et de gestion et management. Les affrontements entre étudiants y sont monnaie courante. Le panorama politique est quelque peu différent des années précédentes, après la montée en puissance des indépendants par rapport aux coalitions traditionnelles dites du 8 Mars et du 14 Mars. Les résultats des élections estudiantines à l’USJ doivent être annoncées demain jeudi.


Quelle honte ! des étudiants supposés en formation de leurs esprits en arrivent au mains chaque année et toujours entre les mêmes. Une seule solution pour mettre un terme final à ses agissements, qui serait une garde à vue de 24 heures du Directeur de l'Université, l'année d'après il n'y aura plus aucune bagarre.
21 h 45, le 02 décembre 2020