Le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, Firas Abiad, lors d'une visioconférence, le 28 juillet 2020. Photo AFP / ANWAR AMRO
Alors que le Liban est officiellement entré dans une nouvelle phase de déconfinement lundi matin, après deux semaines de bouclage, le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, Firas Abiad, a estimé que 1,5 % de la population de plus de 16 ans souffrait actuellement du coronavirus. Dans ce contexte, il a appelé les Libanais à "prendre leurs responsabilités" avec la reprise de leurs activités.
Le confinement général, en vigueur depuis le 14 novembre, a été levé à 5h ce matin. Pour cette nouvelle phase de "déconfinement progressif", qui s'étendra jusqu'au 7 décembre, un couvre-feu devra être observé de 23h à 5h et les restrictions à la circulation ont été levées.
"Si l'on utilise le nombre actuel de nouveaux cas de Covid-19, leur répartition en fonction des âges et le taux de positivité, l'on peut estimer que 1,5 % de la population de plus de 16 ans au Liban est actuellement contaminée, a écrit le Dr Abiad sur son compte Twitter. Si 50 personnes de cette catégorie d'âge sont rassemblées, la probabilité est de 50 % que l'un d'entre eux soit atteint du Covid-19". "Des lits ont été ajoutés dans les hôpitaux, mais même dans les meilleurs établissements, un tiers des patients admis aux soins intensifs mourront", a-t-il par ailleurs mis en garde.
Rappelant que le virus peut rapidement se transmettre dans les espaces fermés et dans les rassemblements prolongés, surtout dans des conditions où les masques de protection sont retirés, il a dès lors exhorté les gens à évaluer les risques qu'ils peuvent encourir pour eux et leur famille, lorsqu'ils sortent de chez eux. "Lorsque l'on envisage des rassemblements élargis, la sécurité personnelle et la réduction des risques doivent être la priorité", a-t-il conclu, invitant à nouveau les citoyens à "prendre leurs responsabilités".

