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Début de la séance du Parlement consacrée à l'audit

Début de la séance du Parlement consacrée à l'audit

Les députés libanais réunis au palais de l'Unesco, dans le sud de Beyrouth, le 30 septembre 2020. Photo d'archives Ali Fawaz / Parlement libanais

La séance du Parlement libanais, convoquée par le chef du Législatif Nabih Berry au palais de l'Unesco pour débattre du message adressé aux députés par le président de la République, Michel Aoun, consacré au dossier de l'audit juricomptable de la Banque du Liban, a débuté vendredi peu après 14h.

La semaine dernière, le cabinet de conseil international Alvarez & Marsal, en charge de l'audit juricomptable de la BDL, avait résilié son contrat avec l'Etat en raison, selon lui, du refus du ministre sortant des Finances Ghazi Wazni et de la Banque centrale de lui fournir "dans un futur proche" les documents requis pour mener à bien cette mission, prétextant à ce sujet du respect du secret bancaire.

Dans sa lettre adressée au Parlement mardi, le président de la République, qui réclame sans cesse l'audit juricomptable de la BDL, a demandé la tenue de cette séance parlementaire. Il avait souligné dans sa missive que si cette procédure n’était pas menée le Liban risquait de devenir un pays "failli" aux yeux de la communauté internationale. Le président Berry avait immédiatement réagi le jour-même en convoquant la Chambre à se réunir aujourd'hui.

"Je souhaite qu"il y ait un consensus au sein du Parlement concernant l'audit juricomptable global et complet sur tous les secteurs et les ministères, administrations et caisses, et non seulement au sein de la Banque du Liban", a affirmé le président Berry en début de séance, selon des propos rapportés par notre correspondante Hoda Chedid. "Le Parlement a le dernier mot à ce sujet", a-t-il ajouté.

Le député Mohammad Raad, qui dirige le groupe parlementaire du Hezbollah, a tenu des propos dans le même sens que le président Berry. "Nous soutenons fermerment l'audit juricomptable au sein de la BDL et nous sommes d'accord pour que cet audit s'applique aussi à toutes les administrations et les ministères. Et si le secret bancaire est un obstacle à cela, nous proposons une suspension exceptionnelle de ce secret", a-t-il affirmé.

Quant au député Ibrahim Kanaan, secrétaire général du Courant patriotique libre dirigé par Gebran Bassil, il a déploré le fait que "les Libanais dénoncent la perte d'un argent accumulé durant toute une vie et qui a disparu sans que l'Etat ne se soucie de connaître le sort de ces montants et les raisons de leur perte".

Selon certains observateurs, il s'agit du dernier épisode du bras de fer politique qui oppose le président Aoun au chef du Législatif, ce dernier étant l'un des farouches défenseurs du gouverneur de la BDL, Riad Salamé.

Sur le terrain, un groupe de manifestants qui réclame l'audit des comptes de la BDL a tenu un sit-in près du palais de l'Unesco.

La séance du Parlement libanais, convoquée par le chef du Législatif Nabih Berry au palais de l'Unesco pour débattre du message adressé aux députés par le président de la République, Michel Aoun, consacré au dossier de l'audit juricomptable de la Banque du Liban, a débuté vendredi peu après 14h.La semaine dernière, le cabinet de conseil international Alvarez & Marsal, en charge de l'audit juricomptable de la BDL, avait résilié son contrat avec l'Etat en raison, selon lui, du refus du ministre sortant des Finances Ghazi Wazni et de la Banque centrale de lui fournir "dans un futur proche" les documents requis pour mener à bien cette mission, prétextant à ce sujet du respect du secret bancaire.Dans sa lettre adressée au Parlement mardi, le président de la République, qui réclame sans cesse l'audit juricomptable de...