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Politique - Mise Au Point

Kanaan : Ma démarche vise à faciliter l’audit, non à l’empêcher

Nous avons reçu du député Ibrahim Kanaan, du groupe parlementaire du Courant patriotique libre, la mise au point suivante : « Dans l’article de L’Orient-Le Jour paru mardi 17 novembre sous l’intitulé “L’audit de la BDL au cœur de plusieurs bras de fer politiques”, il existe une analyse me concernant et me prêtant des connexions et des intentions complètement infondées, suite à l’altercation entre la ministre de la Justice Marie-Claude Najm et moi-même. Or il est absurde de considérer que ma proposition de loi vise à empêcher l’audit juricomptable de se tenir, alors que ma démarche est conçue, au contraire, pour le faciliter.

« Je réitère pour la énième fois que le président de la République Michel Aoun, ainsi que notre groupe parlementaire à l’unanimité, sont les principaux instigateurs de l’audit juricomptable. Nous continuons à faire pression pour qu’il se tienne non seulement au sein de la Banque du Liban, mais aussi dans tous les ministères et toutes les administrations publiques.

« L’idée d’adopter une loi visant à lever les obstacles qui empêchent cet audit vient du président de la République : il a pris cette initiative pour débloquer la situation et mettre un terme au débat juridique stérile qui fait beaucoup de bruit mais n’a pas d’effets concrets. Pour ma part, je n’ai fait que refléter cette position présidentielle qui n’a d’autre souci que de faire aboutir cet audit juricomptable, et non pas de le bloquer, comme cela a été mal interprété par la ministre de la Justice, ou comme cela a été mal exploité, sur les réseaux sociaux notamment.

« Nous avons dûment prouvé notre souci de transparence financière de par le travail de fond que nous avons entrepris à la commission parlementaire des Finances (que préside le député Kanaan, NDLR) depuis 2010. Nous étions souvent à couteaux tirés avec “les fameux réseaux”, ce qui a conduit à la reconstitution des comptes de l’État libanais depuis 1993.

« Par ailleurs, je dois souligner que la démarche du député Georges Adwan (Forces libanaises) est comparable à la mienne, or on peut difficilement le soupçonner d’être aligné sur la politique de Saad Hariri sur ce point. D’autre part, le groupe du CPL s’est réuni aujourd’hui (hier) et a adopté ma position, ce qui contredit la thèse de divergences à ce sujet en son sein.

« Enfin, au cours de la réunion qui a eu lieu aujourd’hui (hier) à Baabda, avec le président Aoun et Mme Najm, nous nous sommes entendus sur la démarche suivante : la ministre adressera une lettre à la BDL lui demandant de fournir les documents nécessaires à l’audit. Si la BDL refuse de s’exécuter, je présenterai alors ma proposition de loi qui vise à amender la loi sur le secret bancaire, afin de paver la voie à l’audit. »


Nous avons reçu du député Ibrahim Kanaan, du groupe parlementaire du Courant patriotique libre, la mise au point suivante : « Dans l’article de L’Orient-Le Jour paru mardi 17 novembre sous l’intitulé “L’audit de la BDL au cœur de plusieurs bras de fer politiques”, il existe une analyse me concernant et me prêtant des connexions et des intentions complètement infondées, suite à l’altercation entre la ministre de la Justice Marie-Claude Najm et moi-même. Or il est absurde de considérer que ma proposition de loi vise à empêcher l’audit juricomptable de se tenir, alors que ma démarche est conçue, au contraire, pour le faciliter. « Je réitère pour la énième fois que le président de la République Michel Aoun, ainsi que notre groupe parlementaire à l’unanimité, sont les principaux...
commentaires (3)

SI-car on ne sait jamais- SI R Salame dit vrai et m c Najm refute cette verite, qu'est ce qui empeche le fameux conseil constitutionnel d'emettre son avis, voir s'il faut vraiment que le ministere des finances & chaque ministre d'autoriser la BDL a remettre ts les documents. PS. Ah, pardon j'oubliai. n'a t on pas ote certaines prerogatives du conseil pour les remettre au parlement qui lui..... on sait bien ....

Gaby SIOUFI

09 h 42, le 18 novembre 2020

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Commentaires (3)

  • SI-car on ne sait jamais- SI R Salame dit vrai et m c Najm refute cette verite, qu'est ce qui empeche le fameux conseil constitutionnel d'emettre son avis, voir s'il faut vraiment que le ministere des finances & chaque ministre d'autoriser la BDL a remettre ts les documents. PS. Ah, pardon j'oubliai. n'a t on pas ote certaines prerogatives du conseil pour les remettre au parlement qui lui..... on sait bien ....

    Gaby SIOUFI

    09 h 42, le 18 novembre 2020

  • C’est ubuesque: le gouvernement ordonne un audit de la BDL et signe le contrat avec l’entreprise qui doit s’en charger. Celle-ci se heurte au refus de la BDL de communiquer certaines pièces; la ministre de la Justice estime que le refus de la BDL n’est pas fondé en droit mais la « solution » trouvée est d’envoyer « une lettre à la BDL » lui demandant de fournir les documents nécessaires et, si nouveau refus, soumettre une proposition de loi amendant la loi sur le secret bancaire. Or quand on connaît le sort des projets et propositions de lois touchant des domaines « sensibles », on a vite compris qu’on n’est pas sorti de l’auberge.

    Marionet

    08 h 43, le 18 novembre 2020

  • Crédibilité. ZERo

    Robert Moumdjian

    01 h 50, le 18 novembre 2020

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