Makram Rabah. Photo tirée de son compte Facebook
Makram Rabah, analyste politique et maître de conférence à l’AUB, a été interpellé hier en soirée par des agents de la Sûreté générale à l’Aéroport international de Beyrouth, alors qu’il s’apprêtait à voyager aux Émirats arabes unis pour des motifs professionnels.
Dans les faits qu’il a lui-même détaillés à L’Orient-Le Jour, les autorités de l’aéroport l’ont informé qu’il était interdit de voyage et qu’elles devaient confisquer son passeport et son téléphone. Lorsqu’il a demandé aux agents de la SG s’ils avaient un ordre du parquet pour le faire, ils ont répondu par la négative et ne lui ont pas présenté les motifs qui justifient son interpellation. M. Rabah, qui dénonce des « poursuites à caractère politique », a alors été relâché et s’apprête à reprendre l’avion aujourd’hui mardi, a-t-il assuré.
« C’est très clair, tous ceux qui me connaissent savent quelles sont mes positions politiques, et savent que je suis contre les armes du Hezbollah et pour qu’on demande des comptes à tous les corrompus, et en premier lieu au chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil », a-t-il dit à L’OLJ, en réponse à une question sur les raisons de cette interpellation, selon lui. Ce fervent opposant au Hezbollah s’est dit convaincu que les autorités tenteront de lancer de fausses accusations à son encontre et de l’accuser de collaboration. « Je n’ai peur ni du Hezbollah ni des appareils de l’État qu’ils utilisent contre moi », a-t-il assuré, précisant que son avocat Louay Ghandour est déjà mobilisé pour faire face à toute éventualité.


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N'oubliez pas que l'aéroport de. Beyrouth est aux mains du Hezbollah cela dit tout ????
17 h 41, le 17 novembre 2020