Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, le 9 novembre 2020, à Vienne, en Autriche. AFP/Joe Klamar
La France a évoqué hier de « possibles sanctions économiques » sectorielles de l’UE contre la Turquie, déplorant son « islamisme agressif » aux portes de l’Europe. « Des sanctions dans certains secteurs économiques, c’est une possibilité », a déclaré le secrétaire d’État aux Affaires européennes Clément Beaune dans l’émission Le grand rendez-vous de la radio Europe 1 et du quotidien Les Échos.
« Toutes les options sont sur la table », y compris les sanctions individuelles, a-t-il ajouté, en rappelant celles déjà prises envers certains responsables turcs pour des forages gaziers contestés en Méditerranée.
« Vous évoquez l’Union douanière, je ne crois pas que ce soit (l’option) la plus efficace », a-t-il en revanche souligné en référence à des informations de presse sur une possible suppression de l’union douanière entre l’UE et la Turquie.
Après une série de contentieux, l’Union européenne a condamné fin octobre les provocations « totalement inacceptables » d’Ankara mais renvoyé à son sommet de décembre toute prise de décision sur d’éventuelles sanctions.
« Nous avions donné une chance au dernier sommet européen à la Turquie qui avait donné de petits signaux d’apaisement (...) Maintenant elle a choisi la voie encore une fois de la provocation et de l’agressivité systématiques », a estimé Clément Beaune. « Nous irons plus loin certainement », a-t-il martelé.
Les tensions et les contentieux se sont multipliés entre l’UE et la Turquie, notamment en Méditerranée orientale où la découverte de vastes gisements gaziers aiguise les appétits.
Dernièrement, la Turquie a apporté un soutien majeur à l’Azerbaïdjan face à l’Arménie dans le conflit du Haut-Karabakh. Elle a aussi appelé à boycotter les produits français après le soutien exprimé par le président Emmanuel Macron au droit à la caricature au nom de la liberté d’expression, suite à la décapitation le 16 octobre par un islamiste d’un enseignant français qui avait montré à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet.
« Pendant 10 ou 15 ans, on a pensé que la Turquie était une sympathique démocratie musulmane à l’orientale avec une modernisation qui se ferait progressivement », a déclaré Clément Beaune.
« Ça n’est pas cela. C’est un islamisme agressif culturellement, géopolitiquement, dans tous les domaines. On l’a vu encore dans le Haut-Karabakh ces derniers jours et donc il ne faut avoir aucune naïveté », a-t-il insisté.
« Non, la France n’est pas seule face à la Turquie (...) Aujourd’hui aucun pays européen n’a plus d’illusions sur ce que sont M. Erdogan et son régime », a-t-il assuré.
Source : AFP


Simple,qu ils enlèvent AUJ le vers de la pomme et renvois les turcos en enfer.... on fait tjs ça en agriculture, et ça marche.
18 h 27, le 16 novembre 2020