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Dernières Infos - Retour Des Réfugiés Syriens

Moucharrafiyé refuse que le dossier soit affecté par des "tensions politiques"

Moucharrafiyé refuse que le dossier soit affecté par des

Le ministre libanais sortant des Affaires sociales, Ramzi Moucharrafiyé, reçu à Damas par le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Khaled Rahmoun. Photo ANI

Le ministre libanais sortant des Affaires sociales, Ramzi Moucharrafiyé, s'est entretenu vendredi à Damas avec plusieurs ministres syriens, avec lesquels il a évoqué la question du retour dans leur pays des réfugiés syriens installés au Liban. S'adressant à la presse lors de sa tournée auprès des responsables, le ministre libanais a une nouvelle fois refusé que le dossier "humanitaire" du rapatriement des Syriens soit liés à des "tensions politiques". 

M. Moucharrafiyé se trouve depuis mercredi dans la capitale syrienne où il a participé, à la demande du président Michel Aoun et du Premier ministre démissionnaire Hassane Diab, à la conférence organisée par le régime Assad sur le retour des réfugiés syriens. C'est la première fois depuis le début du conflit syrien en 2011 qu'un responsable libanais est envoyé à titre officiel en Syrie, pays mis au ban de la communauté internationale. 

S'exprimant devant la presse, M. Moucharrafiyé a espéré que la conférence de ces deux derniers jours se traduira "grâce à la coopération de toutes les personnes concernées" en un retour "sûr et digne" de déplacés et réfugiés syriens. "Il s'agit d'une question humanitaire et nous n'acceptons pas qu'elle soit liée à des tensions politiques", a-t-il déclaré, estimant que c'était la "situation sécuritaire" qui avait poussé les Syriens à fuir leur pays et qu'il n'y avait aujourd'hui "aucune justification" au fait qu'ils ne rentrent pas. "La Syrie a besoin de ses habitants pour la reconstruction et le Liban traverse une situation économique, financière et sanitaire difficile et ne peut pas supporter un fardeau supplémentaire", a-t-il ajouté. Le ministre Moucharrafiyé a par ailleurs affirmé que Beyrouth était "prêt" à mettre en œuvre le plan de rapatriement approuvé en juillet 2020 par le gouvernement libanais, soulignant que ce texte avait à l'époque fait l'objet d'une coordination avec les autorités syriennes. Il a encore regretté que la pandémie de coronavirus et la fermeture des frontières entre les deux pays aient empêché de poursuivre les opérations de rapatriement de réfugiés qui étaient, au cours des deux dernières années, organisées par la Sûreté générale libanaise en coordination avec le régime Assad. 

Lors de sa visite à Damas, le ministre sortant des Affaires sociales s'est entretenu avec les ministres syriens de l'Intérieur, Mohammad Khaled Rahmoun, des Affaires sociales et du Travail, Salwa Abdallah, de l'administration locale et de l'Environnement, Hussein Makhlouf, ainsi qu'avec d'autres responsables. 

Plus d'un million de réfugiés syriens sont présents au Liban depuis le début du conflit en Syrie en 2011, ce qui constitue près d'un quart de la population libanaise et implique un coût supplémentaire pour un pays qui traverse l'une des pires crise socio-économique de son histoire.

Le ministre libanais sortant des Affaires sociales, Ramzi Moucharrafiyé, s'est entretenu vendredi à Damas avec plusieurs ministres syriens, avec lesquels il a évoqué la question du retour dans leur pays des réfugiés syriens installés au Liban. S'adressant à la presse lors de sa tournée auprès des responsables, le ministre libanais a une nouvelle fois refusé que le dossier "humanitaire" du rapatriement des Syriens soit liés à des "tensions politiques". M. Moucharrafiyé se trouve depuis mercredi dans la capitale syrienne où il a participé, à la demande du président Michel Aoun et du Premier ministre démissionnaire Hassane Diab, à la conférence organisée par le régime Assad sur le retour des réfugiés syriens. C'est la première fois depuis le début du conflit syrien en 2011 qu'un responsable libanais est...