Le président russe Vladimir Poutine (gauche) et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Photo d'archives AFP
Lundi, l'Azerbaïdjan et l'Arménie ont signé sous l'égide de la Russie un accord de fin des hostilités dans le conflit du Nagorny Karabakh, qui consacre des victoires militaires azerbaïdjanaises après six semaines de combats meurtriers. L'accord, entré en vigueur à 21h00 GMT lundi, a été signé par le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, ainsi que le président russe Vladimir Poutine. Selon ce dernier, les belligérants gardent "les positions qu'ils occupent", consacrant des gains de territoires importants de l'Azerbaïdjan.
Dans le cadre de cet accord dans lequel la Turquie n'est pas mentionnée, Moscou a commencé mardi à envoyer en Arménie des militaires qui seront ensuite déployés au Nagorny Karabakh à mesure que les forces arméniennes se retiront d'une série de territoires rétrocédés à l'Azerbaïdjan.
Lors de son entretien avec M. Poutine, M. Erdogan a estimé que cet accord de cessation ds hostilités était "un pas dans la bonne direction pour l'établissement d'une solution durable", selon la présidence turque. Il a affirmé que "le point le plus important est le respect par l'Arménie des engagements listés dans le cessez-le-feu".
Le Nagorny Karabakh, territoire majoritairement peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, entraînant une guerre ayant fait 30.000 morts dans les années 1990. Depuis la fin septembre, les affrontements les plus sanglants depuis près de 30 ans opposaient séparatistes arméniens et armée azerbaïdjanaise, des combats qui ont tourné à l'avantage de Bakou. La Turquie, qui soutient l'Azerbaïdjan, a été accusée d'envoyer des combattants syriens au Nagorny Karabakh pour épauler les forces de Bakou, ce que M. Erdogan a démenti.


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