Le président turc, Reccep Tayyip Erdogan, portant un masque sanitaire lors d'une cérémonie d'hommage au mausolée de Moustapha Kemal Atatürk, à Ankara, capitale de Turquie, le 10 novembre 2020/ Photo Bureau de presse présidentiel/Handout via Reuters
La Turquie a salué mardi les "gains importants" de l'Azerbaïdjan face à l'Arménie au Nagorny Karabakh, au lendemain de la signature d'un accord de fin des hostilités parrainé par la Russie.
"L'Azerbaïdjan a remporté des gains importants sur le terrain et à la table des négociations. Je la félicite chaleureusement pour ce succès", a déclaré sur Twitter le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu, dont le pays a pris fait et cause pour Bakou dans le conflit.
L'Azerbaïdjan et l'Arménie ont signé sous l'égide de la Russie un accord de fin des hostilités dans le conflit du Nagorny Karabakh, qui consacre des victoires militaires azerbaïdjanaises après six semaines de combats meurtriers.
L'accord, entré en vigueur à 21H00 GMT lundi, a été signé par le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, ainsi que le président russe Vladimir Poutine. Selon ce dernier, les belligérants gardent "les positions qu'ils occupent", consacrant des gains de territoires importants de l'Azerbaïdjan.
Le Premier ministre arménien a dit sur Facebook que la signature de l'accord avait été "incroyablement douloureuse", mais que la décision s'imposait "après une analyse en profondeur de la situation militaire", allusion aux avancées azerbaïdjanaises.
Le président azerbaïdjanais a lui proclamé à la télévision la "capitulation" de son ennemi, même s'il ne reconquiert pas tout le Nagorny Karabakh.
Le Nagorny Karabakh, territoire majoritairement peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, entraînant une guerre ayant fait 30.000 morts dans les années 1990. Depuis la fin septembre, les affrontements les plus sanglants depuis près de 30 ans opposaient séparatistes arméniens et armée azerbaïdjanaise, des combats qui ont tourné à l'avantage de Bakou.
La Turquie, qui soutient l'Azerbaïdjan, a été accusée d'envoyer des combattants syriens au Nagorny Karabakh pour épauler les forces de Bakou, ce que le président Recep Tayyip Erdogan a démenti.


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