Le président de la République Michel Aoun a demandé samedi à obtenir les « preuves et documents » qui ont poussé Washington à sanctionner la veille son gendre, le chef du Courant patriotique libre, pour corruption, abus de pouvoir et soutien au Hezbollah.
« Le président de la République, Michel Aoun, a demandé au ministre (sortant) des Affaires étrangères, Charbel Wehbé, d’effectuer les contacts nécessaires avec l’ambassade des États-Unis à Beyrouth et l’ambassade du Liban à Washington afin d’obtenir les preuves et les documents qui ont poussé le Trésor américain à formuler des accusations et imposer des sanctions contre le chef du Courant patriotique libre, l’ancien ministre et député Gebran Bassil », écrit le palais de Baabda dans un communiqué publié samedi matin. Le chef de l’État a ensuite « insisté pour que ces documents soient fournis à la justice libanaise afin qu’elle prenne les mesures légales nécessaires en la matière », ajoute le communiqué de Baabda. Le président a également fait savoir qu’il allait « suivre cette affaire de manière directe afin que les jugements convenables soient rendus au cas où des données sont collectées concernant ces accusations ».
Dans une réaction sans équivoque vendredi, le Hezbollah avait dénoncé les sanctions imposées par l’administration américaine contre Gebran Bassil, son allié politique, estimant qu’il s’agissait d’une « décision purement politique et d’une ingérence grossière » dans les affaires libanaises.


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17 h 29, le 09 novembre 2020