Après l’Irlande, la France, l’Angleterre... au tour de la Grèce et de certaines régions d’Italie : pour enrayer la deuxième vague de Covid-19, le confinement s’étend progressivement en Europe, plus souple qu’en mars mais moins bien accepté par la population. À partir de samedi, les Grecs devront montrer patte blanche pour quitter leur domicile : pour chaque sortie, il faudra indiquer par SMS le motif et l’horaire, et attendre le feu vert des autorités, également par SMS. Le confinement, qui devrait durer trois semaines – peut-être davantage –, épargnera supermarchés, épiceries, stations-service, pressings et animaleries. Avec une accélération des contaminations ces derniers jours, l’Europe, épicentre de l’épidémie, s’approche rapidement du seuil des 12 millions de cas. Le Covid-19 a fait au moins 1 235 148 morts dans le monde et officiellement infecté plus de 48,7 millions de personnes. Face à cette deuxième vague, un couvre-feu national de 22h00 à 05h00 va entrer en vigueur vendredi en Italie jusqu’au 3 décembre. De nouvelles « zones rouges » – Lombardie, Piémont, Val d’Aoste et Calabre – ont été déclarées « à haut risque » et 16 millions d’Italiens renouent avec le confinement, plus léger cependant qu’au printemps dernier. De Londres à Ljubljana, ces nouvelles mesures génèrent des protestations, parfois émaillées de violences. En France, reconfinée depuis le 30 octobre, la deuxième vague « est brutale et se propage rapidement », avec 58 000 nouvelles contaminations détectées au cours des dernières 24 heures. L’Angleterre est elle aussi confinée depuis jeudi. De l’autre côté de l’Atlantique, les États-Unis, en plein suspense électoral, vont eux aussi de record en record. Dans ce pays, de loin le plus endeuillé au monde par la pandémie avec 234 876 décès, plus de 120 000 nouveaux cas positifs au coronavirus en 24 heures ont été recensés jeudi, selon l’université Johns Hopkins.
Monde - Covid-19
L’Europe tire le rideau pour juguler la deuxième vague
OLJ / le 07 novembre 2020 à 00h00


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