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Politique - Ils Ont Dit

À propos du gouvernement

À propos du gouvernement

Le député Talal Arslane a présidé hier une réunion du conseil politique du Parti démocratique libanais, à Khaldé. Photo ANI

Joumblatt à Hariri : Gare aux poignards dans le dos

Le chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt a critiqué implicitement le Hezbollah, le Courant patriotique libre de Gebran Bassil et le Parti démocratique libanais de Talal Arslane pour leur implication dans le bazar de la répartition des portefeuilles et des noms de ministrables qui marque la formation du gouvernement. « Une des bizarreries de la mascarade ministérielle est que ceux qui n’ont pas désigné Saad Hariri à la tête du gouvernement, à l’exception des Forces libanaises, se répartissent aujourd’hui les portefeuilles ministériels et s’apprêtent à mettre la main sur l’ensemble du pouvoir, notamment les services de sécurité et l’autorité judiciaire, dans le cadre d’un plan d’élimination, d’isolement et de vengeance », a-t-il écrit sur son compte Twitter. Il a ensuite interpellé le Premier ministre désigné Saad Hariri en ces termes : « Cheikh Saad, parce que je suis soucieux de (la préservation de l’accord de) Taëf, je te demande de faire attention à leur rancune historique et au risque qu’ils te poignardent dans le dos. »

Les députés aounistes réclament des critères unifiés

Le groupe parlementaire aouniste a appelé hier à l’adoption de critères constitutionnels unifiés pour faciliter la formation du gouvernement et assuré que son chef, l’ancien ministre Gebran Bassil, n’a pas participé au processus de formation du cabinet.

Dans un communiqué publié à l’issue de leur réunion hebdomadaire, organisée en ligne, les députés aounistes ont appelé à « accélérer la formation du gouvernement et à adopter des critères constitutionnels unifiés pour faciliter le processus ». Ils ont dans ce cadre rejeté la politique des « deux poids deux mesures » et « les promesses gonflées et contradictoires ». Ils ont aussi refusé que Gebran Bassil soit accusé de saboter la formation du gouvernement. « Ce comportement est une sorte d’intimidation pour empêcher le groupe aouniste d’exprimer son opinion, de déterminer sa position ou d’exercer son droit en ce qui concerne la formation du gouvernement », ajoute le communiqué. « Gebran Bassil est resté silencieux et n’a pas du tout participé au processus afin de le faciliter et de donner au président de la République et au Premier ministre désigné la possibilité de se mettre d’accord sur un gouvernement comprenant des ministres capables d’accomplir des réformes », poursuit le texte. « Le groupe parlementaire du Liban fort, de par sa position constitutionnelle et représentative, est déterminé à continuer à se comporter de manière positive, mais cela ne lui fait pas perdre son droit de consulter, de discuter et de prendre la position qu’il juge appropriée en ce qui concerne la formation du gouvernement ou sa participation à ce gouvernement, et dans tous les cas, il ne renoncera pas aux droits et principes de représentation qui ne contredisent pas du tout les critères de compétence et d’intégrité », conclut le communiqué.

Le PDL d’Arslane dénonce une « injustice » envers les druzes

Le Parti démocratique libanais (PDL) du député druze Talal Arslane a haussé le ton hier, face à ce qu’il considère comme une « injustice » contre sa communauté dans la formation du nouveau gouvernement par le Premier ministre désigné Saad Hariri, dénonçant la mise sur pied d’un cabinet « politique par excellence, mais sous une appellation trompeuse ».

« Selon les données à notre disposition, il s’avère que le futur gouvernement sera politique par excellence, mais sous l’appellation trompeuse de cabinet de technocrates », a regretté le conseil politique du PDL, à l’issue d’une réunion à Khaldé, sous la présidence de M. Arslane. Le parti a encore mis en garde contre les « mauvaises intentions » de la majorité des formations en tractations, qui basent leurs revendications sur la logique du « partage des quotes-parts », « comme si les voix des gens qui se soulèvent depuis un an n’ont aucune valeur », en allusion à la révolte populaire lancée le 17 octobre 2019 contre l’ensemble de la classe politique.

« Nous refusons l’exclusion des druzes via une réduction de leur représentation » dans la future équipe ministérielle, a aussi souligné le parti de Talal Arslane dans un communiqué. Et de dénoncer « l’injustice » envers la communauté druze, son histoire et son avenir « afin de satisfaire une formation au détriment d’une autre ».

« Pas de salut sans un gouvernement indépendant de spécialistes », avertissent les Kataëb

Réuni hier en ligne, le bureau politique Kataëb a prévu l’échec du gouvernement en gestation « à cause des erreurs du passé qu’on reprend ». Dans leur communiqué, les Kataëb ont dénoncé des tractations « menées secrètement pendant plus de dix jours autour du partage des parts, de répartition partisane et régionale des portefeuilles ministériels et d’abus d’influence ». « Appliquées sous les anciens gouvernements, toutes ces pratiques ont prouvé à quel point elles étaient ratées, mais personne ne semble en avoir tiré la leçon », selon le texte qui s’attend à « un nouvel échec de la structure au pouvoir en ces temps critiques pour le Liban ».

Le parti de Samy Gemayel a de nouveau plaidé pour la mise en place d’un gouvernement composé de spécialistes indépendants, en insistant sur le fait que cette revendication est celle des Libanais « qui souhaitent également l’organisation de législatives anticipées ».

Joumblatt à Hariri : Gare aux poignards dans le dosLe chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt a critiqué implicitement le Hezbollah, le Courant patriotique libre de Gebran Bassil et le Parti démocratique libanais de Talal Arslane pour leur implication dans le bazar de la répartition des portefeuilles et des noms de ministrables qui marque la formation du gouvernement. « Une des bizarreries de la mascarade ministérielle est que ceux qui n’ont pas désigné Saad Hariri à la tête du gouvernement, à l’exception des Forces libanaises, se répartissent aujourd’hui les portefeuilles ministériels et s’apprêtent à mettre la main sur l’ensemble du pouvoir, notamment les services de sécurité et l’autorité judiciaire, dans le cadre d’un plan d’élimination, d’isolement et de vengeance »,...
commentaires (3)

Je donne un conseil à Mr. Gemayel de ne pas s'abaisser d'avoir un siège dans ce gouvernement des nuls

Eleni Caridopoulou

16 h 21, le 04 novembre 2020

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Commentaires (3)

  • Je donne un conseil à Mr. Gemayel de ne pas s'abaisser d'avoir un siège dans ce gouvernement des nuls

    Eleni Caridopoulou

    16 h 21, le 04 novembre 2020

  • HEHEHEHE ! MOI JE SUIS TRES AISE DE REALISER QUE CEUX LA AU MOINS Y CROIENT ! ILS CROIENT EN LEUR PARTI, LEUR MOUVENCE LE SERIEUX DE LEURS "REUNIONS". KHAYY, C'EST RAFRAICHISSANT , AU MOINS CA !

    Gaby SIOUFI

    14 h 56, le 04 novembre 2020

  • " toutes ces pratiques ont prouvé à quel point elles étaient ratées, mais personne ne semble en avoir tiré la leçon ". Mais si! Ils ne sont pas stupides au point de ne pas l'avoir compris. C'est simplement que le salut du Liban est le cadet de leurs soucis. Pourquoi faire des réformes quand tout va bien pour eux? Pourquoi lutter contre la corruption quand elle remplit leurs comptes en Suisse ou aux Caïmans?

    Yves Prevost

    06 h 48, le 04 novembre 2020

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