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Pour l'Iran, les territoires pris par l'Arménie "doivent être rendus"

Pour l'Iran, les territoires pris par l'Arménie

Le guide suprême iranien, Ali Khameneï. Photo d'archives AFP/Iranian Supreme Leader's Website /HO

Les territoires pris par l'Arménie sur l'Azerbaïdjan "doivent être rendus", a déclaré mardi le guide suprême iranien Ali Khamenei, dont les propos précisent la position de son pays sur le conflit en cours au Nargorny Karabakh. De violents combats opposent depuis plus d'un mois les troupes azerbaïdjanaises aux soldats de cette enclave séparatiste soutenue par l'Arménie.

Depuis la reprise des hostilités, les forces azerbaïdjanaises ont reconquis des territoires qui échappaient à leur contrôle depuis les années 1990 et une guerre ayant fait 30.000 morts, aboutissant alors à la sécession du Nagorny Karabakh, aujourd'hui peuplée quasi-exclusivement d'Arméniens.

"Cette guerre qui se déroule malheureusement à notre porte entre nos deux voisins, l'Azerbaïdjan et l'Arménie [...] menace la sécurité de la région", a déclaré l'ayatollah Khamenei dans un discours télévisé, "il faut que cela cesse le plus tôt possible".

"Bien entendu, les territoires dont s'est emparée l'Arménie doivent être rendus et libérés. C'est une condition essentielle. Ces terres appartiennent à l'Azerbaïdjan, qui a plein droit dessus", a ajouté le numéro un iranien. "La sécurité des Arméniens qui vivent sur ces terres doit être assurée", a encore dit M. Khamenei, appelant "les deux parties [à ne] pas violer les frontières internationales".

L'Iran, qui entretient de bonnes relations avec l'Arménie et l'Azerbaïdjan, a appelé à plusieurs reprises ces deux pays à cesser les hostilités, et a offert sa médiation.

Début octobre, sans appeler nommément l'Arménie à se retirer des territoires qu'elle occupe chez son voisin, le président iranien Hassan Rohani avait jugé que "l'occupation [n'était] en aucun cas acceptable" et que "tout le monde" devait "respecter l'intégrité territoriale des pays".

Sur fond d'inquiétudes exprimées par plusieurs pays à propos de la présence présumée au Nagorny Karabakh de jihadistes venus de Syrie, M. Rohani avait également déclaré que son pays ne tolérerait pas la présence de "terroristes" près de sa frontière nord.

M. Khamenei a renouvelé cet avertissement mardi. "Il ne faut pas que des terroristes s'installent à proximité de nos frontières. La présence de tels terroristes a été signalée dans des informations dignes de confiance, a-t-il dit, si on sent une menace de leur part, on réagira de façon ferme et sans équivoque."

La République islamique compte une communauté de langue azérie estimée à plus de dix millions de personnes, ainsi qu'une minorité arménienne évaluée à un peu moins de 100.000 personnes.

Les territoires pris par l'Arménie sur l'Azerbaïdjan "doivent être rendus", a déclaré mardi le guide suprême iranien Ali Khamenei, dont les propos précisent la position de son pays sur le conflit en cours au Nargorny Karabakh. De violents combats opposent depuis plus d'un mois les troupes azerbaïdjanaises aux soldats de cette enclave séparatiste soutenue par l'Arménie.Depuis la reprise des hostilités, les forces azerbaïdjanaises ont reconquis des territoires qui échappaient à leur contrôle depuis les années 1990 et une guerre ayant fait 30.000 morts, aboutissant alors à la sécession du Nagorny Karabakh, aujourd'hui peuplée quasi-exclusivement d'Arméniens.
"Cette guerre qui se déroule malheureusement à notre porte entre nos deux voisins, l'Azerbaïdjan et l'Arménie [...] menace la sécurité de la région", a...