Rechercher
Rechercher

France

"Nous ne cèderons rien", martèle Macron après l'attentat de Nice

L'agresseur présumé est un migrant tunisien de 21 ans, arrivé en France début octobre après être passé par l'île italienne de Lampedusa, selon des sources proches du dossier.

Le président français, Emmanuel Macron, en compagnie du maire de Nice, Christian Estrosi, le 29 octobre 2020 sur les lieux d'un attentat au couteau qui a fait trois morts dans une église de cette ville du Sud de la France. Photo REUTERS/Eric Gaillard/Pool

Trois personnes ont été tuées jeudi dans une église à Nice (Sud-Est), lors d'une "attaque terroriste islamiste" dénoncée par le président Emmanuel Macron, qui a promis que la France "ne cèderait rien" sur ses valeurs.

L'auteur présumé des coups de couteau mortels contre un homme et deux femmes est un Tunisien de 21 ans arrivé en France le 9 octobre après avoir débarqué sur l'île italienne de Lampedusa le 20 septembre, a précisé jeudi soir Jean-François Ricard, le procureur antiterroriste chargé de l'enquête. Des informations confirmées à l'AFP par une source du ministère de l'intérieur italien, qui ajoute que l'homme n'avait pas été fiché par le renseignement italien. Il était aussi inconnu des services de renseignement français.

La Tunisie, qui a condamné fermement l'attaque, a également annoncé l'ouverture d'une enquête "à la suite des soupçons selon lesquels un Tunisien a commis une opération terroriste à l'extérieur du pays."

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a condamné une "attaque odieuse", tandis que de nombreux pays dans le monde exprimaient leur solidarité avec la France.

Une femme et un homme y ont été tués à coup de couteau par un homme qui a crié "Allah Akbar" ("Dieu est le plus grand", en arabe). Une autre femme, grièvement blessée, est décédée dans un bar proche où elle s'était réfugiée. Les victimes sont une dame âgée que l'agresseur a tenté de décapiter et une mère de famille d'une quarantaine d'années, ainsi que le sacristain de l'église, un laïc d'environ 45 ans, père de deux filles.

"Barbarie islamo-fasciste"

"Si nous sommes attaqués, c'est pour les valeurs qui sont les nôtres, notre goût de la liberté", a estimé le chef de l'Etat français à Nice, en évoquant également une attaque au couteau d'un vigile du consulat français à Jeddah, en Arabie saoudite, survenue simultanément à celle de Nice. L'attentat a poussé la France à remonter au niveau maximum son plan de sécurité Vigipirate.

Le président Macron a précisé que le nombre de soldats patrouillant dans les rues passerait de 3.000 à 7.000, et devront particulièrement protéger les lieux de culte, autour de la fête catholique de la Toussaint.

"Nous ne cèderons rien" sur les valeurs qui font la France, en particulier "la liberté de croire et ne pas croire", a martelé Emmanuel Macron, en apportant tout "le soutien de la Nation aux catholiques", visés une nouvelle fois après l'assassinat en 2016 du prêtre Jacques Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Ouest).

Le maire de Nice, Christian Estrosi, a souligné qu'après l'assassinat d'un enseignant près de son école, "c'est dans une église que la barbarie islamo-fasciste a choisi de frapper, c'est tout un symbole".

Lire aussi

France/islam : le bal des hypocrites

Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, assassiné le 16 octobre, a été pris pour cible parce qu'il avait montré en classe des caricatures du prophète Mahomet dans un cours sur la liberté d'expression, par un Russe tchétchène radicalisé, abattu peu après par la police. Des appels au boycott et des manifestations anti-françaises se sont multipliés depuis qu'Emmanuel Macron a affirmé, lors d'un hommage la semaine passée à ce professeur, ne pas vouloir renoncer au droit de publier des caricatures. Des manifestations anti-françaises ont continué jeudi, au Pakistan, en Afghanistan, en Libye, ou dans les Territoires palestiniens, certains brûlant des images de M. Macron ou agitant des affiches le caricaturant en chien ou en porc.

L'ancien Premier ministre malaisien Mahatir Mohamad, personnalité connue de la région, a justifié dans un tweet, "la colère" des Musulmans qui, selon lui, "ont le droit de tuer des millions de Français pour les massacres du passé". Saisi par le gouvernement français, Twitter a supprimé ce message. Jeudi, un Afghan armé d'un couteau, qui avait une attitude menaçante, a été interpellé à Lyon (Centre-Est).

"Un message de paix au monde musulman"

Mais l'attaque de Nice a aussi suscité une vague de condamnations internationales. Mettant de côté de vives tensions ces derniers jours avec Paris autour des caricatures, Ankara l'a "fermement condamnée", estimant que "ceux qui ont commis une telle attaque sauvage dans un lieu de culte sacré ne peuvent s'inspirer de quelque valeur religieuse, humaine ou morale que ce soit".

Le pape François a dit "prier pour les victimes", tandis que la conférence des évêques de France a souhaité que "les chrétiens ne deviennent pas une cible à abattre". "Nous sommes de tout coeur avec les Français. L'Amérique est aux côtés de notre plus vieil allié dans ce combat", a tweeté Donald Trump. Et les dirigeants des 27 Etats membres de l'UE ont affiché leur "solidarité" avec la France et appelant "au dialogue entre les communautés et les religions".

Devant le parlement jeudi, le chef de la diplomatie française a d'ailleurs lancé un "message de paix au monde musulman", en soulignant que la France est "le pays de la tolérance", pas "du mépris ou du rejet".

Nice a déjà été endeuillée en 2016 par un attentat au camion-bélier qui a fait 86 morts sur la Promenade des Anglais le 14 juillet, en pleine fête nationale. La France subit depuis 2015 une vague d'attentats ans précédent, qui a fait 260 morts.


Trois personnes ont été tuées jeudi dans une église à Nice (Sud-Est), lors d'une "attaque terroriste islamiste" dénoncée par le président Emmanuel Macron, qui a promis que la France "ne cèderait rien" sur ses valeurs.

L'auteur présumé des coups de couteau mortels contre un homme et deux femmes est un Tunisien de 21 ans arrivé en France le 9 octobre après avoir débarqué...

commentaires (11)

"Nous ne céderons rien"! Tristement trop tard Mr. Macron, la France, et même toute l'Europe de l'Ouest, a tout cédé de puis belle lurette. Aujourd'hui, ces pays la, payent les frais de leurs mollesses et surtout d'avoir cherché a détruire systématiquement les valeurs Chrétiennes au nom de certaines libertés qui sont immorales et inacceptables. Rien n’arrêtera le train que ce comportement a mis en marche sans douleurs. Vous vous dirigez vers plus de déchirures sociales, plus de conflits religieux, morales et sociétaux. Aucune administration, de droite ou de gauche, n'a pris les mesures nécessaires lorsqu'il fallait le faire, et vous continuez a ne pas le faire. Bonne chance, vous en aurez besoin!

Pierre Hadjigeorgiou

10 h 55, le 30 octobre 2020

Tous les commentaires

Commentaires (11)

  • "Nous ne céderons rien"! Tristement trop tard Mr. Macron, la France, et même toute l'Europe de l'Ouest, a tout cédé de puis belle lurette. Aujourd'hui, ces pays la, payent les frais de leurs mollesses et surtout d'avoir cherché a détruire systématiquement les valeurs Chrétiennes au nom de certaines libertés qui sont immorales et inacceptables. Rien n’arrêtera le train que ce comportement a mis en marche sans douleurs. Vous vous dirigez vers plus de déchirures sociales, plus de conflits religieux, morales et sociétaux. Aucune administration, de droite ou de gauche, n'a pris les mesures nécessaires lorsqu'il fallait le faire, et vous continuez a ne pas le faire. Bonne chance, vous en aurez besoin!

    Pierre Hadjigeorgiou

    10 h 55, le 30 octobre 2020

  • La liberté d'expression qui entraine la mort d'innocents devient liberté criminelle ! Et cela est valable pour tout le monde, ainsi que pour toutes les croyances, relgions et soi-disant "valeurs" ! - Irène Saïd

    Irene Said

    08 h 49, le 30 octobre 2020

  • Rien ne pourra changer les principes de la République. Halte aux Instigateurs..

    Esber

    21 h 03, le 29 octobre 2020

  • Cet attentat est le résultat des appels à la haine et à la vengence, directement ou indirectement, proférés par des personnalité influentes, telles que le président turc Erdogan, le mufti du Liban, les gouvernements marocains, algérien et qatari...

    Tony BASSILA

    17 h 51, le 29 octobre 2020

  • QU/I EST UN ISLAMISTE? C'EST UN MUSULMAN QUI EST PASSE A L'ACTE POURQUOI? PARCE QU'IL A ETE ENDOCTRINE PAR DES ULEMAS DANS LES MOSQUES ET PAR LES MEDIAS ELECTRONIQUES COMMENT RESOUDRE CE PROBLEME TRAGIQUE 1) FERMER TOUTES LES MOSQUES EN FRANCE IMMEDIATEMENT PUIS ETUDIER LES CAS PAR CAS POUR LES REOUVRIR QUAND ILS NE FONT PAS DES DISCOURS SALAFISTES 2) INTERDIRE TOUS LES MESSAGES R3LIGIEUX MUSULMANS ET PUIS LES REOUVIR APRES AVOIR ETUDIE LES AUTEURS UN A UN LA VERITE VOUS VOULEZ FAIRE UNE GUERRE SANS PITIE AVEC DES GANTS , CELA NE DONNERA QUE PLUS DE MORTS, ENLEVER LES GANTS ET AGISSEZ

    LA VERITE

    15 h 22, le 29 octobre 2020

  • C’est la liberté d’expression version islamiste. Chacun fait ce qu’il peut...

    Gros Gnon

    14 h 01, le 29 octobre 2020

  • Cent pour cent des musulmans ne sont pas des terroristes ...mais pourquoi cent pour cent des terroristes sont des islamistes ?

    c...

    13 h 05, le 29 octobre 2020

  • Les musulmans se font du mal dans toute l'Europe et dans l monde

    Eleni Caridopoulou

    13 h 03, le 29 octobre 2020

  • ILS ONT DYNAMITE LES LIEUX LES PLUS SACRES DU BOUDHISME EN AFGHANISTAN ET AILLEURS. POURTANT LES BOUDHISTES N,EGORGENT PAS DES MUSULMANS INNOCENTS.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    12 h 28, le 29 octobre 2020

  • QU,ON NE NOUS CHANTE PAS QUE CE SONT DES TERRORISTES QUI N,ONT PAS DE RELIGION, TREVE DE MENSONGES. ILS EN ONT BIEN UNE.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    12 h 12, le 29 octobre 2020

  • Si la Police Nationale à travers tous ses services sécuritaires dont le Renseignement Intérieur ne prennent pas des mesures radicales contre cette violence, on va très vite assister à une guerre civile en France

    Liberté de Penser

    11 h 33, le 29 octobre 2020