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Société - Contestation

Des dizaines de groupes de la société civile interpellent la France

Des dizaines de groupes de la société civile interpellent la France

Alain Juppé avec les membres du TMT, lors d’une rencontre à Paris début octobre. Photo DR

Le Rassemblement pour la révolution (TMT Liban), qui compte des dizaines de groupes issus de la société civile, a révélé le lancement, début octobre, de la cellule TMT France, afin d’élargir le mouvement et de lui donner une assise solide dans ce pays pour l’élargir ensuite à la diaspora. Formé le 12 août dernier lors d’une conférence de presse tenue en pleine rue, face au port de Beyrouth ravagé par une double explosion mardi 4 août, TMT Liban avait appelé à une série de changements dans le pays, dont le départ du président de la République, Michel Aoun, et le désarmement du Hezbollah.

À l’invitation de Loïc Kervran, président du groupe parlementaire d’amitié France-Liban, une délégation de TMT Liban s’était rendue à Paris pour une audience à l’Assemblée nationale le 30 septembre. Le groupe, formé de l’avocat Chibli Mallat, de la chercheuse Maha Laurens, du cardiologue Georges Ghanem, de la militante dans le domaine de la santé Susan Serbey et de la chercheuse Hana Jaber, a également rencontré lors de son séjour l’ancien Premier ministre Alain Juppé. La délégation avait fait part à M. Juppé de son « espoir » de voir « que les aspirations du peuple libanais exprimées lors de la thaoura reçoivent l’appui de leurs amis et sympathisants en France et en Europe », selon un communiqué.

Un « nouveau Liban »

La cellule TMT France a ensuite été lancée le 1er octobre, lors d’une conférence de presse tenue en visioconférence à Paris. « Ont été évoquées la légitimité ou plutôt l’illégitimité du pouvoir en place et son possible remplacement par un gouvernement issu de la société civile, la notion de citoyenneté, de laïcité et de multiconfessionnalisme, les stratégies de la thaoura, les violences de la répression », indique le TMT Liban.

Prenant la parole lors du lancement de TMT France, Chibli Mallat, fervent critique du pouvoir en place, a appelé à un changement radical au niveau de la gouvernance du pays, afin de pouvoir établir un « nouveau Liban ». « Il n’est pas nécessaire d’avoir des élections nationales pour que la responsabilité du massacre du 4 août soit établie. Il n’est pas nécessaire que M. Berry, président de la Chambre depuis 28 ans, soit forcé à rentrer chez lui avant M. Aoun, qui a présidé, et continue de présider, aux malheurs sans fond du pays. Il n’y aura pas un nouveau Liban, un Liban décent, tant qu’ils bloquent le pouvoir, a indiqué Me Mallat. Pas de nouveau Liban avant que Hezbollah ne dépose ses armes. Pas de nouveau Liban sans une loi d’indignité (lustration law) qui proscrive pour un temps aux caïds de l’ancien régime de postuler à des fonctions officielles. Pas de nouveau Liban sans un désengagement de guerres régionales qui font fi de son principe de neutralité à l’instar de tout État souverain signataire de la Charte des Nations unies », a-t-il ajouté.

« Un crime »

Lors du lancement du TMT Liban, le 12 août dernier, les présents avaient insisté sur la destitution du chef de l’État tout en appelant à faire la lumière sur les circonstances du drame du 4 août, dont les résultats de l’enquête n’ont toujours pas été rendus publics. « On aurait peut-être pu tolérer la corruption si les politiciens servaient les intérêts de l’État... Mais maintenant, nous faisons face à un incident très grave qui frôle le crime prémédité, avait déclaré Chucri Sader, ancien président du Conseil d’État et membre de TMT Liban, à L’Orient-Le Jour. Deux mille sept cents tonnes de nitrate d’ammonium enrichi stockées depuis six ans dans un port civil situé dans la capitale, c’est absolument fou. C’est un crime. » « Jamais un dirigeant n’a pris ses citoyens, qu’il est censé servir, pour des demeurés », avait-il ajouté, dans une critique adressée au chef de l’État.


Le Rassemblement pour la révolution (TMT Liban), qui compte des dizaines de groupes issus de la société civile, a révélé le lancement, début octobre, de la cellule TMT France, afin d’élargir le mouvement et de lui donner une assise solide dans ce pays pour l’élargir ensuite à la diaspora. Formé le 12 août dernier lors d’une conférence de presse tenue en pleine rue, face au port de Beyrouth ravagé par une double explosion mardi 4 août, TMT Liban avait appelé à une série de changements dans le pays, dont le départ du président de la République, Michel Aoun, et le désarmement du Hezbollah. À l’invitation de Loïc Kervran, président du groupe parlementaire d’amitié France-Liban, une délégation de TMT Liban s’était rendue à Paris pour une audience à l’Assemblée nationale le 30 septembre. Le groupe,...
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