Le député druze Talal Arslane présidant une réunion du groupe parlementaire dit de la "Garantie de la montagne", le 21 octobre 2020.
Le député druze Talal Arslane a affirmé que le groupe parlementaire de la "Garantie de la montagne" qu'il dirige, composé de quatre députés, ne nommerait pas l'ancien Premier ministre Saad Hariri pour la présidence du Conseil lors des consultations parlementaires contraignantes de jeudi. M. Arslane a notamment justifié cette décision par le "flou" entourant l'approche de Saad Hariri vis-à-vis du recours au Fonds monétaire international (FMI) et des négociations sur la démarcation des frontières avec Israël.
A la veille des consultations contraignantes, Saad Hariri reste le seul candidat pour la formation du futur cabinet. Si sa désignation semble acquise, elle ne bénéficie pas d'une couverture chrétienne, malgré un report d'une semaine des consultations par la présidence pour essayer d'assurer un consensus. M. Arslane est proche du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), qui a affirmé qu'il ne désignerait pas le leader sunnite. Le groupe parlementaire de M. Arslane est constitué, en plus de ce dernier, des députés (et membres du CPL) César Abi Khalil, Mario Aoun et Farid Boustani.
S'exprimant à l'issue d'une réunion de son bloc, M. Arslane a notamment critiqué le fait que Saad Hariri, dont il ne mentionne toutefois pas le nom dans son communiqué "s'est auto-désigné candidat dans les médias". Il a reproché le fait que l'ancien Premier ministre n'a pas "respecté pas les coutumes, les lois et la Constitution en approchant tous les groupes parlementaires de façon claire", lors de contacts menés la semaine dernière par des députés du Futur pour assurer le soutien des différentes formations à sa candidature.
Le député druze a encore regretté "le flou" entourant "l'approche de celui qui s'est auto-désigné" en ce qui concerne le recours au FMI et les conditions d'une aide de cette organisation, ainsi que sur les négociations concernant la démarcation de la frontière libano-israélienne. "Sans réponse claire" à ce sujet, la Garantie de la Montagne exprime "son opposition" à une candidature de Saad Hariri.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir