L’affaire judiciaire opposant Élias Bou Saab, ancien ministre de l’Éducation, et Tarek Majzoub, son successeur dans le gouvernement de Hassane Diab, suit son cours. M. Bou Saab a ainsi été entendu hier par l’avocat général près la Cour de cassation, Ghassan Khoury, dans le cadre d’une plainte pour diffamation déposée par lui contre son successeur. Il y a quelques semaines, lors d’une émission télévisée, sur la chaîne al-Jadeed, celui-ci l’avait accusé de corruption, gaspillage de fonds publics, pots-de-vin, ainsi que d’intimidation et d’abus de pouvoir. Quelque temps auparavant, M. Majzoub avait démis de ses fonctions Nada Oueïjane, présidente du Centre de recherche et du développement pédagogique (CRDP) relevant du ministère de l’Éducation. Elle avait été nommée à ce poste en 2015 par Élias Bou Saab avec qui elle a des liens de parenté. Tarek Majzoub avait été auditionné lundi dans la même affaire par l’avocat général Ghassan Khoury.
À sa sortie de l’audience, M. Bou Saab a affirmé qu’il compte maintenir sa plainte, d’autant que, a-t-il dit, son successeur « ne possède aucun document qui pourrait étayer ses accusations ». « L’avocat général m’a affirmé que M. Majzoub a démenti avoir lancé des accusations contre moi. Or il est inacceptable de lancer des accusations et de les retirer ensuite », a-t-il martelé. L’ancien ministre a par ailleurs réitéré la proposition faite à son successeur d’un débat télévisé qui se tiendrait sur la même chaîne (al-Jadeed). « L’opinion publique doit savoir la vérité. J’ai beaucoup de choses à dire sur cette affaire, documents certifiés à l’appui », a ajouté M. Bou Saab.


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