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Crise

Paris appelle les dirigeants libanais à "enfin faire le choix du relèvement plutôt que du chaos"

Réagissant au retard dans la formation d'un gouvernement, le Quai d'Orsay appelle l’ensemble des dirigeants "à prendre les responsabilités qui leur incombent".

Paris appelle les dirigeants libanais à

Vue sur le port de Beyrouth, après la double explosion du 4 août 2020. Photo d'illustration AFP

Paris a exhorté vendredi soir les forces politiques libanaises à "enfin faire le choix du relèvement plutôt que de la paralysie et du chaos", alors que les consultations parlementaires contraignantes pour la désignation d'un Premier ministre pour former un nouveau gouvernement, initialement prévues hier jeudi, ont été reportées d'une semaine. 

"Alors que la crise économique et sociale, aggravée par les conséquences de l’explosion du 4 août, affecte de plus en plus durement les Libanais, la formation d’un gouvernement de mission capable de mettre en œuvre les réformes nécessaires continue à prendre du retard, malgré les engagements réaffirmés par l’ensemble des forces politiques libanaises", a regretté lors d'un point presse la porte-parole du Quai d'Orsay, Agnès von der Mühll. Elle a ajouté que c'est à ces forces politiques libanaises, "et à elles seules, que revient la responsabilité du blocage prolongé, qui empêche toute réponse aux attentes exprimées par la population libanaise".

"C'est l’intérêt supérieur du Liban qui l'exige"
La France appelle l’ensemble des dirigeants politiques libanais "à prendre les responsabilités qui leur incombent", a ajouté Mme von der Mühll, qui a réitéré que Paris "se tient prêt à accompagner le Liban sur la voie des réformes, seule à même de permettre la mobilisation de la communauté internationale". "Il revient pour cela aux responsables libanais de faire enfin le choix du relèvement plutôt que de la paralysie et du chaos. C’est l’intérêt supérieur du Liban et du peuple libanais qui l’exige", a-t-elle insisté.

Le report des consultations contraignantes, qui retarde d'une nouvelle semaine le lancement du processus de formation du cabinet dans un Liban en affaires courantes depuis début août, est renvoyé à l'absence de consensus autour de la désignation à la tête de la future équipe de l'ex-Premier ministre Saad Hariri. Ainsi, le Courant patriotique libre (CPL, fondé par le chef de l'Etat, Michel Aoun) a notamment refusé de nommer M. Hariri ce qui, en l'absence d'un soutien des Forces libanaises de Samir Geagea, privait l'initiative de Saad Hariri d'une couverture chrétienne.

Le leader sunnite, qui avait annoncé il y a deux semaines sa candidature à la présidence du Conseil, souhaite mettre sur pied un gouvernement de spécialistes sans affiliation politique pour une durée limitée. Ce cabinet devrait être chargé de mettre en œuvre les réformes réclamées par la communauté internationale pour sortir le pays de la crise, conformément à l'initiative du président français Emmanuel Macron.


Paris a exhorté vendredi soir les forces politiques libanaises à "enfin faire le choix du relèvement plutôt que de la paralysie et du chaos", alors que les consultations parlementaires contraignantes pour la désignation d'un Premier ministre pour former un nouveau gouvernement, initialement prévues hier jeudi, ont été reportées d'une semaine. 

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