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Dernières Infos - Hydrocarbures Et Contrebande Frontalière

Série de mesures prises à l'issue d'une réunion présidée par Diab

Série de mesures prises à l'issue d'une réunion présidée par Diab

Le Premier ministre sortant, Hassane Diab, présidant une réunion autour du dossier de al contrebande d'hydrocarbures, le 2 octobre 2020 au Grand sérail. Photo Bureau de presse de Hassane Diab

Le Premier ministre libanais sortant, Hassane Diab a présidé vendredi une réunion consacrée au règlement de la question de la contrebande et de la distribution de carburant, lors de laquelle plusieurs décisions ont été prises pour tenter de résoudre ce problème alors que le Liban fait face à une grave crise socio-économique et que les finances de l'Etat sont à plat.

La réunion s'est tenue en présence notamment des ministres sortants de la Défense, Zeina Acar, de l'Economie, Raoul Nehmé, de l'Intérieur, Mohammad Fahmi et de l'Energie, Raymond Ghajar, ainsi que du commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, du secrétaire général de la présidence du Conseil des ministres, le juge Mahmoud Makkiyé, du directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, du directeur général des Forces de sécurité intérieure, Imad Osman, du directeur général de la Sûreté de l'État, Tony Saliba, du directeur général par intérim des douanes Raymond Khoury.

Après la réunion, Raymond Ghajar a annoncé une série de mesures censées juguler cette crise. Ces trois mesures sont :

1- Mandater le ministère de l'Energie et de l'Eau de demander aux parties prenantes de préparer deux manifestes détaillés, le premier comportant les noms des distributeurs d'essence, et le second incluant les noms des stations ou des parties auxquelles l'essence est distribuée; les deux listes susmentionnées doivent inclure le volume de consommation ou de retrait et sa fréquence hebdomadaire pour les années précédentes. Une fois les deux manifestes susmentionnés complétés, le ministère de l'Energie et de l'Eau donnera des instructions fermes aux importateurs et aux distributeurs pour qu'ils ne contournent pas le processus de distribution et les quantités qui doivent être proches de celles figurant dans le manifeste. Il est nécessaire de coordonner avec le ministère de l'Economie et du Commerce à cet égard pour prendre les mesures légales nécessaires en cas de violation.

2- Demander au ministre de l'Energie et de l'Eau d'appliquer immédiatement les dispositions du Décret n° 1358 en date du 26/12/1983 pour permettre la confiscation temporaire ou définitive, partielle ou totale des produits pétroliers, en échange d'une indemnisation pour tous les produits, équipements et installations pétrolières de tout type, ainsi que pour les moyens de transport, les stations d'essence et la main d'œuvre nécessaire pour assurer l'approvisionnement du public en produits pétroliers. Les services de sécurité sont chargés de prendre les mesures nécessaires pour assurer l'application immédiate de cette décision.

3- Demander au ministère de l'Intérieur et des Municipalités d'autoriser le passage quotidien des camions citerne à hydrocarbures dans les zones frontalières, uniquement entre 7h00 et 17h00.

Malgré l'annonce d'un renforcement des mesures des contrôle à la frontière entre le Liban et la Syrie, la contrebande de fuel et d'autres  denrées entre les deux pays se poursuit, grevant encore plus les caisses libanaises, sachant que ces produits sont souvent subventionnés par l'Etat. Des pénuries sont en conséquence enregistrées dans le pays du Cèdre.

Le Premier ministre libanais sortant, Hassane Diab a présidé vendredi une réunion consacrée au règlement de la question de la contrebande et de la distribution de carburant, lors de laquelle plusieurs décisions ont été prises pour tenter de résoudre ce problème alors que le Liban fait face à une grave crise socio-économique et que les finances de l'Etat sont à plat.La réunion s'est tenue en présence notamment des ministres sortants de la Défense, Zeina Acar, de l'Economie, Raoul Nehmé, de l'Intérieur, Mohammad Fahmi et de l'Energie, Raymond Ghajar, ainsi que du commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, du secrétaire général de la présidence du Conseil des ministres, le juge Mahmoud Makkiyé, du directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, du directeur général des Forces de...