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Politique

Aoun a achevé hier ses consultations parlementaires

Baabda répond sèchement aux députés joumblattistes.

Aoun a achevé hier ses consultations parlementaires

Michel Aoun avec les députés Ali Hassan Khalil et Mohammad Khawaja. photo Dalati et Nohra

Pour la seconde journée consécutive, le président Michel Aoun a poursuivi hier ses concertations avec les groupes parlementaires en vue de la formation du gouvernement que doit diriger Moustapha Adib.

Le chef de l’État s’est entretenu avec l’ancien Premier ministre et actuel député de Tripoli Nagib Mikati, le député druze Talal Arslane, Hagop Pakradounian, représentant le parti arménien Tachnag, Mohammad Raad, chef du groupe parlementaire du Hezbollah, Ali Hassan Khalil et Mohammad Khawaja, représentants le mouvement Amal du président du Parlement Nabih Berry.

« Nous avons discuté des moyens de sortir de la crise et le dossier gouvernemental n’a pas été abordé », a déclaré Nagib Mikati à l’issue de sa réunion avec le chef de l’État.

« Nous sommes en faveur d’une rotation générale (concernant les ministères), et contre le parachutage de ministres de l’extérieur. En tant que députés, nous devons contribuer à la nomination des ministres et les connaître », aurait pour sa part indiqué Hagop Pakradounian, député du Tachnag, selon la chaîne LBCI.

Sur un autre plan, Baabda a répondu sèchement au groupe parlementaire de la Rencontre démocratique (joumblattiste) qui n’a pas participé aux concertations parlementaires et qui les avait qualifiées d’« irrégulières ». Le groupe a vu dans ses consultations un « empiétement sur l’accord de Taëf ».

« De quelle irrégularité parle la Rencontre démocratique, qui devrait savoir ce qui est régulier avant de décider de ne pas participer à ces consultations ? » souligne un communiqué publié par Baabda. « Quel texte interdit au chef de l’État de se concerter alors que la situation l’exige ? » poursuit ce texte, avant de conclure : « Au final, il aurait été plus judicieux de s’excuser pour ces accusations vaines plutôt que de ne pas participer à ces concertations. Si les députés de la Rencontre démocratique étaient vraiment soucieux de l’intérêt supérieur du pays, ils auraient participé à ces concertations et exprimé leur position plutôt que d’utiliser des termes portant atteinte au président de la République et à son rôle rassembleur. »

« Nous avons été stupéfiés par les propos mythiques concernant le rôle rassembleur (du président). Mais ce qui n’a pas été dit, c’est qu’il a brisé le pays de long en large et l’a conduit dans la pire situation que vivent les Libanais dans leurs souffrances quotidiennes », a répondu le bureau de presse du Parti socialiste progressiste qui a conclu : « Dieu merci pour la grâce de ne pas avoir participé à cela. »

En plus des députés joumblattistes, le groupe des Forces libanaises a également boycotté ces concertations qui se sont achevées en fin de matinée.


Pour la seconde journée consécutive, le président Michel Aoun a poursuivi hier ses concertations avec les groupes parlementaires en vue de la formation du gouvernement que doit diriger Moustapha Adib.

Le chef de l’État s’est entretenu avec l’ancien Premier ministre et actuel député de Tripoli Nagib Mikati, le député druze Talal Arslane, Hagop Pakradounian, représentant le...

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Aoun doit s’ennuyer à mort à force d’attendre que son téléphone sonne pour lui donner les marches à suivre et les personnes à rencontrer. Il préfère le combler avec des visites pas toujours amicales mais au moins il ne sentira pas le temps long dans sa solitude. Pourquoi tant de zèle pour un sujet déjà clos. Il n’y aura pas plus de 14 ministres et pas un des partisans. Alors ménagez votre énergie pour l’étape suivante car elle risque d’être cruciale.

Sissi zayyat

03 h 02, le 16 septembre 2020

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Commentaires (1)

  • Aoun doit s’ennuyer à mort à force d’attendre que son téléphone sonne pour lui donner les marches à suivre et les personnes à rencontrer. Il préfère le combler avec des visites pas toujours amicales mais au moins il ne sentira pas le temps long dans sa solitude. Pourquoi tant de zèle pour un sujet déjà clos. Il n’y aura pas plus de 14 ministres et pas un des partisans. Alors ménagez votre énergie pour l’étape suivante car elle risque d’être cruciale.

    Sissi zayyat

    03 h 02, le 16 septembre 2020