L’opposante biélorusse Maria Kolesnikova, actuellement incarcérée, va porter plainte contre des membres des services de sécurité pour « enlèvement » et « menaces de mort » après sa disparition lundi dans des circonstances troubles, a annoncé hier son organisation politique. Selon le site internet de Viktor Babaryko, ex-candidat à la présidentielle dont elle était la directrice de campagne, Mme Kolesnikova a envoyé une lettre au directeur du Comité d’enquête biélorusse dans laquelle elle détaille ce qui lui est arrivé entre son « enlèvement » lundi et sa réapparition 24 heures plus tard à la frontière avec l’Ukraine. « Maria Kolesnikova y indique les noms et positions spécifiques des personnes qui ont exercé une pression psychologique sur elle. Elle demande d’ouvrir une procédure pénale » pour enlèvement, emprisonnement illégal et menaces de mort, détaille le site internet qui publie des extraits de sa lettre. « Ces personnes ont menacé de me tuer. Ils ont déclaré que si je ne quittais pas la Biélorussie volontairement, je partirais quand même, vivante ou en morceaux. Ils menaçaient aussi de me priver de liberté pendant 25 ans, de me causer des problèmes dans mes lieux de détention », écrit l’opposante de 38 ans. Elle confirme aussi la version de ses partisans selon laquelle, pour ne pas pouvoir être expulsée de force du pays, elle a déchiré son passeport.
Monde - Biélorussie
L’opposante Kolesnikova va porter plainte pour « enlèvement »
OLJ / le 11 septembre 2020 à 01h00


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