La fumée de l'incendie qui s'est déclaré dans le port de Beyrouth, s'élevant au-dessus de la ville, le 10 septembre 2020. Photo AFP / Joseph EID
La ministre sortante de la Justice, Marie-Claude Najm, a demandé jeudi après-midi au procureur général près la cour de Cassation, le juge Ghassan Oueidate, d'ouvrir immédiatement une enquête sur l'incendie qui s'est déclaré en fin de matinée dans le port de Beyrouth, le deuxième cette semaine, plus d'un mois après la déflagration meurtrière du 4 août.
La ministre réclame dans ce cadre une enquête "immédiate et approfondie" étant donné "la sensibilité et la dangerosité" de cette affaire, selon un communiqué publié par son bureau de presse. Mme Najm a demandé à ce que des enquêteurs se rendent au port afin de mener les procédures nécessaires.
Le procureur Ghassan Oueidate a dans ce cadre annoncé avoir délivré une commission rogatoire à toutes les institutions sécuritaires, notamment les services de renseignement de l'armée, la Sûreté générale, la Sécurité de l'Etat, les services de renseignement des Forces de sécurité intérieure, les Douanes, la Défense civile et les Pompiers de Beyrouth, afin que toutes les enquêtes nécessaires soient menées sur les causes de l'incendie. Le procureur a demandé à être tenu au courant, le plus rapidement possible, des résultats de ces enquêtes.
Aucune précision n'était jusqu'à présent disponible sur l'origine de cet incendie, qui a pris dans un entrepôt renfermant des pneus et des huiles de moteurs, dans la zone franche du port. La Défense civile et l'armée se sont déployées sur les lieux, tandis que des hélicoptères militaires tentent de venir à bout des flammes. Aucune victime n'est à déplorer pour le moment.


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