La stèle commémorant à Nahr el-Kalb l’indépendance du Liban. Photo d’archives
Des manifestants antipouvoir se sont rassemblés hier après-midi devant la stèle de l’Indépendance à Nahr el-Kalb, dans le Kesrouan, à l’occasion du centenaire du Grand Liban. « Le peuple libanais est pris en otage », pouvait-on lire sur l’une des pancartes brandies par les contestataires. « Nous voulons passer de la phase de naissance (du Liban) à la phase de souveraineté », a affirmé un porte-parole des contestataires, Samir Skaff. « Il faut changer de pouvoir à travers un gouvernement de transition », a-t-il ajouté. « Dorénavant, nous n’accepterons qu’un État laïc et un État de droit, une justice sociale et une égalité, la liberté dans la paix », peut-on également lire dans un communiqué publié à l’issue du sit-in. « Nous allons œuvrer pour la mise en place d’institutions non confessionnelles et non communautaires protégées par la Constitution, et une seule armée et un seul arsenal (…) », poursuit le communiqué, dans une claire allusion aux armes du Hezbollah. « Vous, les responsables, il est temps que vous vous en alliez », conclut le communiqué dans lequel les manifestants font savoir qu’ils ne faisaient pas confiance « à un gouvernement qui refuse d’écouter le peuple qui réclame un cabinet indépendant avec des prérogatives exceptionnelles (…) ».


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