Un homme se promène sur la Corniche déserte. Alkis Konstantinidis/Reuters
Le Liban, reconfiné depuis vendredi, a enregistré au cours du week-end écoulé 1 118 nouvelles contaminations au coronavirus et sept décès, portant ainsi à 12 698 le nombre cumulé des cas depuis le début de la pandémie le 21 février et un total de 123 décès. Selon le rapport du ministère de la Santé, sur ces nouveaux cas, 1 096 ont été signalés localement, contre 22 parmi les personnes arrivant de l’étranger. À ce jour, 3 516 personnes se sont rétablies, sachant que 266 autres sont encore hospitalisées, dont 75 en soins intensifs.
Dans ce contexte, Petra Khoury, conseillère du Premier ministre démissionnaire pour les affaires de santé, a déclaré sur son compte Twitter que « les décès dus au coronavirus au Liban doublent tous les 23 jours », un chiffre « 3,3 fois plus élevé que la moyenne mondiale » selon laquelle le doublement des décès est à 76 jours.
Par ailleurs, le ministère de la Santé a réagi aux informations qui circulent sur les réseaux concernant la fiabilité des tests PCR et le retard dans la publication des résultats. Dans un communiqué, il a expliqué que ceux-ci sont dus aux capacités des laboratoires dans certaines régions. Sur la fiabilité des tests, il a précisé que le taux constaté de faux négatifs peut atteindre les 30 % et que les faux positifs sont « rares ». « Douter des résultats des tests ne sert pas l’intérêt général », a estimé le ministère, appelant les personnes ayant effectué un test à s’isoler pendant dix jours quel que soit le résultat des tests.
De son côté, le ministre démissionnaire de la Santé Hamad Hassan a indiqué sur son compte Twitter qu’aucune compensation ou aide sociale n’était prévue pour les proches des personnes qui décèdent des suites du coronavirus, « contrairement aux rumeurs qui circulent », dont le but est de « faire échouer les efforts acharnés pour lutter contre l’épidémie ». « Cette question ne supporte pas d’être l’objet de plaisanteries, l’épidémie est à un stade dangereux. Vigilance ! » a-t-il insisté.
Par ailleurs, une équipe de cinq médecins britanniques est arrivée samedi à Beyrouth afin de soutenir le secteur sanitaire local dans la lutte contre la pandémie. Il s’agit de la seconde équipe britannique arrivée au Liban. Ses soignants sont spécialisés dans les traitements fournis dans les unités de soins intensifs, la lutte contre le virus et les questions d’hygiène personnelle. Ils travailleront notamment en coopération avec l’Organisation mondiale de la santé. De son côté, le gouvernement italien a envoyé samedi un hôpital de campagne, le même que celui qui avait été utilisé en Italie pour la lutte contre la pandémie.


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Avez vous remarqué que depuis que Madame Pétra Khoury est en charge du suivi du coronavirus au Liban, les cas se multiplient à une cadence exponentielle. C’est certainement une coïncidence mais qui illustre le boulot magnifique réalisé par le cabinet démissionnaire.
10 h 18, le 24 août 2020