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Dernières Infos - Procès Hariri

Geagea dit accepter le jugement du TSL

Geagea dit accepter le jugement du TSL

Le chef des Forces libanaises Samir Geagea. Photo d'archives ANI

Le leader maronite Samir Geagea a affirmé jeudi "accepter le jugement" rendu il y a deux jours par le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) concernant l'attentat du 14 février 2005 au cours duquel l'ancien Premier ministre Rafic Hariri avait trouvé la mort, soulignant que le TSL n'avait pas pu travailler dans des conditions optimales en raison de la "disparition" de preuves après la "manipulation" de la scène du crime par les autorités libanaises. 

Lors d'une conférence de presse, le chef des Forces libanaises a rendu hommage à l'officier Wissam Eid, qui travaillait aux services de renseignement des Forces de sécurité intérieure jusqu'à son assassinat en 2008. "Le jugement du TSL se base sur des faits établis grâce à son travail", a salué Samir Geagea.

Dans un rapport qu’il avait fourni sur une série d’appels téléphoniques effectués avant et après l’attentat, Wissam Eid déchiffrait les données téléphoniques liées à l’assassinat de Rafic Hariri. Il montrait, grâce aux antennes-relais et à la géolocalisation des téléphones mobiles, qu’un certain nombre d’appareils avaient suivi l’itinéraire des six voitures du convoi de Rafic Hariri, quelques minutes avant son assassinat. Et que ces téléphones avaient cessé d’émettre, deux minutes avant l’attentat.

"Nous acceptons le jugement comme il est, parce que depuis le début, nous avons soutenu le Tribunal", a ajouté le chef des FL. Il a toutefois souligné que le jugement était limité en raison des circonstances dans lesquelles le Tribunal avait dû travailler après "la manipulation de la scène du crime par les autorités et le fait que "de nombreuses preuves s'étaient envolées". Lors de l'énoncé de son jugement, la cour a critiqué la mauvaise gestion de la scène du crime par les responsables de l'époque. "Malgré tous ces obstacles, la cour a pu obtenir des résultats et a confirmé que l'attentat avait des objectifs politiques", a reconnu Samir Geagea. Il a encore souligné que Salim Ayache, condamné par le TSL, était "un cadre du Hezbollah et personne n'est convaincu du fait qu'il a tout fait par lui-même". 

Le TSL a condamné par contumace Salim Ayache pour son rôle dans l'attentat mais a acquitté les trois autres accusés de ce procès, Hassan Habib Merhi, Hussein Oneïssi et Assaad Sabra. Le tribunal évoque l’appartenance des accusés au Hezbollah tout en soulignant qu’aucune preuve n’a permis d’établir un "lien direct" entre l’attentat et la Syrie ou le Hezbollah.

Le leader maronite Samir Geagea a affirmé jeudi "accepter le jugement" rendu il y a deux jours par le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) concernant l'attentat du 14 février 2005 au cours duquel l'ancien Premier ministre Rafic Hariri avait trouvé la mort, soulignant que le TSL n'avait pas pu travailler dans des conditions optimales en raison de la "disparition" de preuves après la "manipulation" de la scène du crime par les autorités libanaises. Lors d'une conférence de presse, le chef des Forces libanaises a rendu hommage à l'officier Wissam Eid, qui travaillait aux services de renseignement des Forces de sécurité intérieure jusqu'à son assassinat en 2008. "Le jugement du TSL se base sur des faits établis grâce à son travail", a salué Samir Geagea.Dans un rapport qu’il avait fourni sur une série d’appels...