Saad Hariri s’exprimant lors d’un discours, avec un portrait de son père Rafic Hariri derrière lui. Photo d’archives Dalati et Nohra
L’ancien Premier ministre Saad Hariri est arrivé hier à La Haye, aux Pays-Bas, où il assiste aujourd’hui à l’annonce, par le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), du verdict dans le procès de quatre membres présumés du Hezbollah, accusés d’avoir participé, le 14 février 2005, à l’assassinat de son père Rafic Hariri, ancien Premier ministre. M. Hariri était accompagné hier de l’ancien ministre et député Marwan Hamadé (lui-même victime d’un attentat en 2004), de l’ancien ministre Bassem el-Sabeh et de son conseiller Hani Hammoud.
Dans un tweet, M. Hariri a précisé que trois séances sont prévues aujourd’hui au TSL, la première à midi (heure de Beyrouth), la seconde à 14h30 et la troisième à 16h30. M. Hariri fera une déclaration à la presse immédiatement après l’annonce du jugement, rapporte son bureau de presse.
Le 14 février 2005, Rafic Hariri avait été tué dans un attentat à Beyrouth ayant fait au total 22 morts et plus de 220 blessés. Les quatre suspects, tous membres présumés du Hezbollah, sont jugés par contumace par le TSL.
Le Hezbollah a rejeté toute responsabilité et a refusé de livrer les suspects malgré plusieurs mandats d’arrêt émis par le TSL. Vendredi, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait affirmé qu’il ne se sentira pas concerné par le verdict. « Pour nous, ce sera comme si la décision n’avait pas été annoncée », a-t-il ajouté. « Si nos frères sont condamnés ancien injustement, comme nous nous y attendons, nous resterons attachés à leur innocence », a poursuivi Hassan Nasrallah, rappelant qu’il avait déjà par le passé rejeté à l’avance les décisions du TSL.

