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Manifestations à Beyrouth

70 policiers et 105 militaires blessés samedi, plusieurs dizaines d'arrestations


70 policiers et 105 militaires blessés samedi, plusieurs dizaines d'arrestations

La police avançant dans une rue de Beyrouth pendant les accrochages avec les manifestants, le 8 août 2020. Photo AFP / -

Le commandement de l'armée libanaise a annoncé dimanche que 105 militaires avaient été blessés la veille, dont deux gravement, lors de la manifestation massive dans le centre-ville de Beyrouth contre le pouvoir accusé par la rue d'avoir causé les explosions meurtrières du 4 août.

"Les militaires ont été attaqués à coups de jets de pierres, de pétards et de cocktails molotov", précise l'armée dans un communiqué. La troupe souligne par ailleurs avoir arrêté "plusieurs émeutiers et personnes qui s'en prenaient aux biens publics et privés et notamment à plusieurs ministères", pris d'assaut par les contestataires.

Plus tôt dans la journée, la police libanaise (Forces de sécurité intérieure - FSI) avait annoncé que 70 de ses agents avaient été blessés lors de la manifestation de la veille. Samedi, les FSI avaient déjà déploré le décès d'un des leurs, tué selon elles par un groupe d'émeutiers devant l'hôtel Le Gray, dans le centre-ville. "Vingt personnes ont été arrêtées", ajoute le communiqué publié par la police, qui indique que "treize d'entre eux ont consommé de la drogue".

Selon le comité d'avocats prenant en charge depuis octobre dernier les manifestants au Liban, au moins vingt personnes ont été interpellées lors de la manifestation. Les avocats les ont rencontrés à la caserne Hélou de Beyrouth, afin d'organiser leur défense. Ils ont critiqué dans un communiqué publié sur leur page Facebook le fait que toutes les personnes arrêtées ont été soumises à des tests de dépistage de drogue, sur ordre du procureur général près la cour de cassation, Ghassan Oueidate, alors que la majorité d'entre eux n'avait aucun antécédent de consommation de drogue. "Cette procédure collective porte atteinte à la vie privée des contestataires et constitue une tentative du pouvoir de jeter le doute sur la légitimité de la colère des gens", a souligné le comité, qui a appelé à la libération immédiate des personnes interpellées.

Dans son dernier bilan, publié en fin de soirée, la Croix-Rouge libanaise avait annoncé avoir transporté 63 blessés vers les hôpitaux de la ville, déjà surchargés suite au drame du 4 août, et soigné 175 personnes sur les lieux.


Le commandement de l'armée libanaise a annoncé dimanche que 105 militaires avaient été blessés la veille, dont deux gravement, lors de la manifestation massive dans le centre-ville de Beyrouth contre le pouvoir accusé par la rue d'avoir causé les explosions meurtrières du 4 août.

"Les militaires ont été attaqués à coups de jets de pierres, de pétards et de cocktails...