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Arabie saoudite

A La Mecque, les heureux élus du pèlerinage

 "Je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer après que Dieu a réalisé mon voeu de faire le hajj sans aucun coût financier", déclare un pèlerin de 43 ans.


A La Mecque, les heureux élus du pèlerinage

Des pèlerins au Mont Arafat, le 30 juillet 2020. AFP PHOTO / HO / SAUDI MINISTRY OF MEDIA

"Je suis submergé de joie", confie Ni Haoyu. A l'image de ce Chinois, de nombreux musulmans choisis pour le pèlerinage à La Mecque, restreint pour raison de pandémie, apprécient la chance qui leur a été offerte. Jusqu'à 10.000 fidèles résidant en Arabie saoudite ont été sélectionnés pour participer cette année au pèlerinage, suscitant l'envie de millions de musulmans à travers le monde.

En raison du risque sanitaire représenté par la maladie Covid-19, les autorités saoudiennes ont pris la décision de réduire drastiquement le nombre de pèlerins qui avait atteint l'année dernière 2,5 millions. "Je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer après que Dieu a réalisé mon voeu de faire le hajj sans aucun coût financier", déclare à l'AFP Ni Haoyu, un pèlerin de 43 ans qui fait des études à l'université islamique de Médine. Il se souvient du moment où il a reçu un SMS des autorités saoudiennes confirmant qu'il avait été sélectionné.

"Tranquilité"

Le hajj, un des cinq piliers de l'islam, coûte généralement des milliers de dollars à chaque pèlerin. Certains économisent pendant longtemps et patientent des années, sur des listes d'attente, pour pouvoir l'accomplir. Mais cette année, le gouvernement saoudien a pris la décision de couvrir les dépenses de tous les pèlerins sélectionnés, en leur fournissant repas, hébergement et soins de santé, ont déclaré des participants au hajj. Malgré la pandémie, de nombreux fidèles estiment qu'il est plus sûr d'effectuer ce rituel cette année, loin des foules habituelles.

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Les marées humaines des années précédentes ont provoqué des bousculades mortelles, et elles ont fait du rituel un cauchemar logistique. "Je peux effectuer mes rituels loin des foules dans une atmosphère de spiritualité et de tranquillité", indique Wajdan Ali, une Saoudienne de 25 ans qui a été sélectionnée après s'être rétablie d'une infection au Covid-19.

Les pèlerins ont reçu des bracelets électroniques pour permettre aux autorités de suivre leurs déplacements, souligne cette infirmière originaire de la ville de Jeddah, sur la mer Rouge. Des protocoles stricts ont également été mis en place pour prévenir une propagation de l'épidémie.

Les pèlerins, qui ont tous été testés pour le virus, sont tenus de porter des masques, d'observer la distanciation physique et sont soumis à des contrôles de température réguliers pendant les rituels qui se déroulent sur cinq jours. Ils ont reçu des "ihram", tissus blancs sans couture, fabriqués dans un matériau résistant aux bactéries, dont ils se drapent pendant le hajj. Même si les pèlerins de cette année se considèrent comme chanceux, beaucoup ne savent pas sur quels critères ils ont été sélectionnés.

"Lettres d'excuses"

"J'ai été choisi (...) et je ne sais pas pourquoi", déclare Cai Haobi, un étudiant chinois de 31 ans de l'université d'Umm Al-Qura à La Mecque. "Un certain nombre de mes camarades ont postulé, mais ils ont tous reçu des lettres d'excuses" leur disant qu'ils n'avaient pas été retenus, ajoute-t-il. 

Les autorités ont d'abord dit qu'environ 1.000 pèlerins seraient autorisés cette année, mais les médias locaux ont indiqué ensuite que pas moins de 10.000 avaient été choisis. Les étrangers représentent 70% des pèlerins choisis au cours d'un processus considéré comme opaque. Les citoyens saoudiens en constituent 30% et ont été choisis parmi les professionnels de la santé et le personnel de sécurité qui sont rétablis du virus.

Pour As-Shammar, un employé de restaurant, peu importe la méthode de sélection puisqu'il fait partie des heureux élus. "Je ne m'attendais pas à être choisi", déclare ce Philippin. "Je suis venu en Arabie saoudite il y a un an, et j'avais l'intention de faire le hajj dans deux ans après avoir économisé suffisamment" d'argent. "Mais le coronavirus et le processus de sélection m'ont aidé à faire le hajj cette année", dit-il avec satisfaction.


"Je suis submergé de joie", confie Ni Haoyu. A l'image de ce Chinois, de nombreux musulmans choisis pour le pèlerinage à La Mecque, restreint pour raison de pandémie, apprécient la chance qui leur a été offerte. Jusqu'à 10.000 fidèles résidant en Arabie saoudite ont été sélectionnés pour participer cette...

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