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Contestation

Ogero dans le viseur des manifestants


Ogero dans le viseur des manifestants

Sit-in de manifestants devant le siège d'Ogero, à Saïda, le 20 juillet 2020. Photo Mountasser Abdallah

Des activistes se sont rassemblés lundi matin devant plusieurs branches régionales d'Ogero, l’office libanais rattaché au ministère des Télécoms et chargé de gérer les réseaux de téléphonie filaire et de l’Internet fixe, afin de protester notamment contre le gaspillage financier au sein de ce service public. Cette initiative a été lancée par "l'union des places de la révolution" du 17 octobre, qui rassemble des militants de toutes les régions du Liban. 

Un sit-in a notamment eu lieu devant le siège d'Ogero à Saïda, où les contestataires ont dénoncé la coupure des lignes de téléphone et de l'Internet en cas de non-paiement des factures, alors que "les citoyens vivent déjà dans des conditions extrêmes" en raison de la crise. Ils ont aussi critiqué la non-conformité des réseaux au Liban aux exigences internationales normalement requises. 

A Halba, dans le Akkar, les manifestants, qui se sont rassemblés dès sept heures ce matin, ont réclamé "la fin de la gabegie et de la corruption". Ils ont appelé les Libanais à la désobéissance civile et à ne pas payer leurs taxes ni rembourser leurs prêts. Dénonçant les politiques d'"embauches aléatoires, clientélistes et communautaires" en vigueur selon eux dans cet office, ils ont critiqué "les salaires surréalistes" accordés aux hauts responsables de la compagnie. Ils ont également empêché les fonctionnaires d'Ogero de rejoindre leurs bureaux. Le siège de Nabatiyé a aussi été rendu inaccessible pour les salariés. 

A Mina, toujours au Liban-Nord, un sit-in a été organisé devant le central téléphonique afin de protester contre l'annulation des lignes de téléphonie mobile impayées. Les contestataires ont scandé des slogans contre la corruption et réclamé "l'assainissement des institutions de l’État".

Des rassemblements ont été également organisés à Beyrouth, Tripoli, Zouk Mosbeh, Tyr et Barja. 

Le secteur des télécommunications est régulièrement dans le viseur des militants, qui critiquent sa mauvaise gestion et ses tarifs élevés.


Des activistes se sont rassemblés lundi matin devant plusieurs branches régionales d'Ogero, l’office libanais rattaché au ministère des Télécoms et chargé de gérer les réseaux de téléphonie filaire et de l’Internet fixe, afin de protester notamment contre le gaspillage financier au sein de ce service public. Cette initiative a été lancée par "l'union des places de la...