Des navires en feu dans le port de Bouchehr en Iran. WANA (West Asia News Agency) via Reuters
Un incendie s’est déclenché hier sur un chantier naval du port de Bouchehr dans le sud-ouest de l’Iran, endommageant plusieurs bateaux en construction sans toutefois faire de victime, selon des médias locaux. Selon Iribnews, le site internet de la télévision d’État, « un incendie de grande ampleur a frappé l’usine de bateaux de Delvar Kachti Bouchehr », couvrant le sud de la ville d’une épaisse fumée noire. L’origine du sinistre n’a pas été communiquée.
Le site de l’audiovisuel public a publié des images montrant un camion de pompiers et plusieurs hommes pulvérisant de l’eau sur au moins trois navires de pêche typiques du sud de l’Iran. Sept bateaux sont endommagés mais personne n’a été blessé, a annoncé, de son côté, l’agence officielle IRNA, citant un responsable local.
La province de Bouchehr abrite la centrale nucléaire éponyme, la seule du pays à ce jour, qui produit 1 000 mégawatts d’électricité. La centrale est située à une vingtaine de kilomètres de la ville.
Depuis début juillet, plusieurs incendies et explosions ont été rapportés en Iran. Deux explosions ont eu lieu à Téhéran, l’une à proximité d’un site militaire et l’autre dans un hôpital (19 morts). Une troisième a eu lieu dans une usine au sud de la ville, faisant deux morts. Une autre explosion a eu lieu le 2 juillet au sein du complexe nucléaire de Natanz, situé à environ 250 kilomètres au sud de la capitale. Les autorités, qui ont au début parlé d’un « accident », ont ensuite affirmé qu’elles n’en dévoileraient pas les causes pour le moment pour des « raisons de sécurité ».
Ces événements ont été présentés officiellement comme des accidents, mais nombre d’Iraniens y voient plutôt le résultat d’actions clandestines israéliennes. Certains responsables iraniens ont déclaré qu’ils pourraient être le fruit d’un piratage informatique et l’un d’eux a prévenu que Téhéran riposterait contre les pays menant de telles attaques. Dans un article publié début juillet, l’agence IRNA évoquait un éventuel sabotage mené par les ennemis de l’Iran comme Israël et les États-Unis, sans toutefois accuser ces deux pays directement. Le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, a déclaré la semaine dernière que son pays n’était pas « forcément » derrière chaque incident mystérieux survenu en Iran. Téhéran est l’ennemi juré d’Israël, qui accuse notamment la République islamique de chercher à se doter de la bombe atomique pour un jour peut-être l’utiliser contre lui, ce que l’Iran nie.
Sources : agences


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