Coronavirus au Liban

Un nouveau décès, les contaminations repartent à la hausse

Ces dernières 24 heures, 91 nouveaux cas ont été détectés.

Un nouveau décès, les contaminations repartent à la hausse

Des voyageurs à leur arrivée à l'aéroport de Beyrouth, le 1er juillet 2020. Photo AFP / ANWAR AMRO

Une personne est décédée des suites du coronavirus au Liban ces dernières 24 heures et 91 nouvelles contaminations ont été détectées, selon le dernier bilan quotidien du ministère de la Santé publié mercredi. Parmi ces 91 cas, 68 ont été signalés localement, contre 23 parmi les voyageurs arrivés à Beyrouth en provenance de Biélorussie, de Côte d'Ivoire, du Ghana, du Liberia, d'Egypte, du Koweït et de Turquie. 

Parmi les 68 cas locaux, 32 ont été enregistrés dans le caza de Baabda, 11 dans le caza de Aley, six dans le Metn, trois dans le Chouf, deux à Beyrouth et deux à Saïda, un dans le Kesrouan, un à Baalbeck, un à Tyr et un à Bint Jbeil. Il reste à déterminer dans quels cazas ont été enregistrés huit cas. Au total, 2 542 personnes ont contracté le virus depuis l’apparition de la pandémie au Liban en février. Parmi elles, 38 sont décédées, 1 455 ont guéri et 1 049 sont toujours positives. Actuellement, 61 personnes sont hospitalisées, dont 14 aux soins intensifs.

21 cas au sein de la Croix-Rouge
En première ligne dans la lutte contre la propagation du coronavirus, la Croix-Rouge libanaise a annoncé mercredi que deux de ses secouristes avaient été atteints. Il s'agit d'un "bénévole travaillant dans la banlieue sud de Beyrouth ainsi que dans un hôpital de la capitale", qui a contaminé une collègue dans un centre de l'organisation, a rapporté la CRL. Il s'est ensuite avéré que 19 autres membres de la CRL étaient positifs mais asymptomatiques.

Au Liban-Sud, la municipalité de Hasbaya a annoncé la mise sous quarantaine de la localité de Aïn Jarfa, où deux cas positifs ont été détectés chez des personnes qui revenaient du Qatar.

Alors que la lutte contre la pandémie fait subir une forte pression au secteur hospitalier, le président de la République, Michel Aoun, s'est mobilisé pour venir en aide à l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri, qui a besoin de mazout pour faire fonctionner ses générateurs. Mis au courant de la situation, le chef de l'Etat a contacté le ministre de l'Energie, Raymond Ghajar, pour que du mazout soit livré à l'hôpital, rapporte la présidence. Il a en outre demandé que du mazout soit prélevé des réserves du palais présidentiel pour approvisionner l'hôpital Rafic Hariri. L'hôpital avait rationné pendant plusieurs jours l'utilisation de l'électricité dans ses locaux, en demandant notamment au personnel de ne pas allumer la climatisation dans les pièces réservées à l'administration, "afin de donner la priorité aux patients". Ces mesures avaient toutefois été allégées au cours des derniers jours. En matinée, une foule de personnes s'est formée devant l'hôpital Rafic Hariri, sans respect des mesures de distanciation sociale. Ces individus étaient venus subir un dépistage PCR au coronavirus. L'hôpital a présenté en soirée ses excuses et a promis que cette scène ne se reproduira plus.

"Nul besoin de fermer le pays"
Malgré la recrudescence des cas, dans un contexte de réouverture de l'aéroport et de relâchement général de la vigilance, le président de la commission parlementaire de la Santé Assem Araji a répété mercredi, à l'issue d'une réunion de cet organisme, qu'il n'y avait "nul besoin de fermer le pays actuellement".

La commission nationale chargée de lutter contre le Covid-19 a émis dernièrement une série de mesures pour juguler la pandémie. Une de ces mesures, l'interdiction de servir le narguilé dans les cafés et restaurants, a suscité l'ire de la Fédération des syndicats du secteur du tourisme, qui a dénoncé mercredi une décision "clientéliste" menaçant 1.500 établissements de fermeture. Par ailleurs, toute personne testée positive qui ne respecte pas la quarantaine risque de se voir infliger une amende ou une peine de prison. En outre, le contrôle du port du masque, qui reste obligatoire, est renforcé. Les contrevenants risquent une amende de 50 000 livres et les institutions qui ne respecteront pas les mesures de prévention risquent la fermeture. Plus encore, chaque institution et entreprise doit afficher clairement les mesures de prévention.


Une personne est décédée des suites du coronavirus au Liban ces dernières 24 heures et 91 nouvelles contaminations ont été détectées, selon le dernier bilan quotidien du ministère de la Santé publié mercredi. Parmi ces 91 cas, 68 ont été signalés localement, contre

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LE BORDEL EN PLEINE EFFERVESCENCE,

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

23 h 01, le 15 juillet 2020

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  • LE BORDEL EN PLEINE EFFERVESCENCE,

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    23 h 01, le 15 juillet 2020