Le Parlement basé dans l’est de la Libye qui appuie le maréchal Khalifa Haftar a donné son d’accord à une intervention militaire de l’Égypte contre la Turquie en Libye en cas de « menace ». La Libye est déchirée par un conflit entre deux pouvoirs rivaux : le Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU et basé à Tripoli et le maréchal Khalifa Haftar, qui règne sur l’Est et une partie du Sud. Le premier est soutenu par la Turquie, qui a des militaires sur place, et le second par l’Égypte voisine, les Émirats arabes unis et la Russie.
« Aux forces armées égyptiennes d’intervenir pour protéger la sécurité nationale libyenne et égyptienne, si elles voient une menace imminente pour la sécurité de nos deux pays », a indiqué dans un communiqué diffusé dans la nuit de lundi à mardi le Parlement élu en 2014, qui compte essentiellement des pro-Haftar. Le Parlement réagissait à un discours du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi le 20 juin, dans lequel il avait menacé d’intervenir en Libye, en réaction à une implication directe de la Turquie.

