Le président libanais, Michel Aoun (à gauche sur la photo), recevant le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, à Baabda, le 29 juin 2020. Photo Dalati et Nohra
Le président libanais Michel Aoun a reçu lundi matin au palais de Baabda le gouverneur de la Banque du Liban (BDL) Riad Salamé, avec qui il a notamment évoqué les mesures prises par la BDL pour résoudre la crise monétaire. Au cours de cette réunion, M. Salamé a notamment donné au chef de l’État les détails du lancement de l'application "Sayrafa", qui doit faire office de terminal d’enregistrement des transactions pour les bureaux de change.
Par ailleurs, la cellule de crise chargée du suivi de la situation financière s'est réunie pour la quatrième fois depuis sa mise sur pied, au ministère des Finances. La réunion a été consacrée au lancement de l'application Sayrafa, selon un communiqué du ministère. Cette cellule de crise réunit le ministre des Finances, Ghazi Wazni, les ministres de la Défense, Zeina Acar, de l'Economie, Raoul Nehmé, de l'Information, Manal Abdel Samad, le premier vice-gouverneur de la BDL, Wassim Mansouri, le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, le président de l'Association des banques du Liban, Salim Sfeir, et le président du syndicat des agents de change, Mahmoud Halaoui.
La situation du Liban ne cesse de se détériorer depuis l'été dernier. En un mois et demi, le taux dollar/livre est passé d’environ 4 000 livres pour un dollar à plus de 7 000 en fin de semaine dernière sur le marché noir, des niveaux aux antipodes de la parité officielle de 1 507,5 livres qui était en vigueur depuis 1997. Outre son impact sur l’inflation, qui continue d’atteindre des sommets, l’aggravation de la situation financière du pays a également affecté les importations.
Dans la matinée, le syndicat des changeurs libanais a fixé son taux quotidien, observé auprès des agents agréés, à 3 850 livres pour un dollar à l'achat, contre 3 900 à la vente, un niveau inchangé depuis le 18 juin.


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