France

Les municipales marquées par une abstention record

Philippe réélu et percée verte attendue.

Les municipales marquées par une abstention record

Emmanuel Macron, qui a voté au Touquet à la mi-journée hier, s’est offert un bain de foule. Ludovic Marin/AFP

Le second tour des municipales hier, marqué avant tout par une abstention record, a vu la victoire d’Édouard Philippe au Havre, une percée attendue des écologistes et la prise de Perpignan par le Rassemblement national, selon de premières estimations.

Dans ce second tour organisé trois mois après le premier en raison de la crise du coronavirus, le taux de participation à la fermeture des bureaux de vote, à 20h00, devrait s’inscrire entre 40 % et 41 %, indiquaient les estimations, contre 62,1 % en 2014. Le 15 mars déjà, moins d’un électeur sur deux – 44,3 %, contre 63,5 % en 2014 – s’était déplacé pour voter au 1er tour.

Hier, le net reflux de la crise sanitaire n’a pas poussé vers les isoloirs les 16,5 millions d’électeurs appelés à voter dans 4 820 communes (15 % des communes). Pourtant, des précautions sanitaires exceptionnelles avaient été prises : port du masque obligatoire dans les bureaux de vote, gel hydroalcoolique et priorité aux personnes vulnérables pour voter.

Victoire facile de Philippe

Lyon fait partie des grandes villes où le suspense est fort avec Marseille, Toulouse, Montpellier, Strasbourg et Lille, principalement sous la poussée des écologistes. L’incertitude est en revanche rapidement levée au Havre où le Premier ministre Édouard Philippe a nettement devancé son adversaire Jean-Paul Lecoq avec 59 % des voix. En soirée, ses partisans célébraient la victoire dans le port normand. Une défaite d’Édouard Philippe aurait scellé son sort à Matignon, où l’incertitude demeure sur son maintien dans le cadre du remaniement que préparerait Emmanuel Macron.

Le président, qui a voté au Touquet à la mi-journée avant de s’offrir un bain de foule, sans masque, attendait ce second tour pour enclencher « une nouvelle étape » de son quinquennat. Il s’est dit dimanche soir « préoccupé » par le niveau de l’abstention. Il devrait préciser, dans les jours qui viennent, son intention affichée de « se réinventer » pour les deux dernières années de son mandat.

Grandes villes dans la balance

À la différence des autres grandes villes, l’incertitude est faible à Paris, où la sortante Anne Hidalgo (PS) a contenu au premier tour ses partenaires d’EELV en endossant elle-même un programme résolument écolo. Avec autour de 44 % d’intentions de vote, elle devance largement ses concurrentes LR Rachida Dati et LREM Agnès Buzyn.

Parmi les forts enjeux de ce scrutin : les candidats EELV, portés par la vague écologiste, visaient plusieurs grandes villes, dont Grenoble, Lyon, Strasbourg et Toulouse. On savait en soirée qu’ils ont emporté Besançon, où Anne Vignot est élue selon des estimations, mais aussi Poitiers, où la candidate EELV Léonore Moncond’huy a revendiqué la victoire face au socialiste Alain Claeys qui tentait un troisième mandat. À Lille, le candidat EELV devancerait de peu Martine Aubry, selon des estimations.

Pour les Verts, qui ont longtemps servi de force d’appoint, il s’agit aussi de s’affirmer comme les premiers à gauche avant les prochaines échéances électorales.

Principal adversaire d’Emmanuel Macron au plan national, le Rassemblement national était en position de remporter Perpignan après un premier tour mitigé. En battant le maire LR sortant Jean-Marc Pujol avec 53,1 à 54 % des voix selon les estimations, Louis Alliot redonne au parti de Marine Le Pen le contrôle de sa première ville de plus de 100 000 habitants depuis 1995 et Toulon.

Très affaiblis au plan national, le Parti socialiste et Les Républicains comptaient sur ces élections pour se refaire une santé localement. Le PS devait être en capacité de conserver une bonne partie de ses bastions – Paris, Nantes, Rennes, Dijon – et a gagné Nancy, selon les estimations.

Les Républicains ont quant à eux confirmé leur implantation en remportant dès le premier tour bon nombre des villes de plus de 9 000 habitants qu’ils contrôlaient.

Parmi les premiers résultats, François Bayrou, patron du Modem, a été réélu à Pau.

Les conseillers municipaux, élus pour six ans, se réuniront ensuite du vendredi 3 au dimanche 5 juillet pour élire les maires et leurs adjoints.

Source : AFP


Le second tour des municipales hier, marqué avant tout par une abstention record, a vu la victoire d’Édouard Philippe au Havre, une percée attendue des écologistes et la prise de Perpignan par le Rassemblement national, selon de premières estimations.

Dans ce second tour organisé trois mois après le premier en raison de la crise du coronavirus, le taux de participation à la...

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LA PARISIENNE: Les élections municipales françaises ont donné le coup de grace aux partis politiques traditionnels de Droite et de Gauche qui ont perdu leurs assises populaires, au bénéfice des Verts. La stratégie Macron a évité de contrecarrer les différentes tendances vertes sur le terrain municipal, en ne leur opposant pas de candidats de La République en marche. Mais la "récupération" de la tendance verte fut préparée- un an plus tot- avec la création de la "Convention citoyenne pour le climat" qui, au lendemain des Municipales, présentait au chef de l'Etat- qui l'adoptait avec enthousiasme- un vaste programme de mise en oeuvre effective - par des décisions concretes- de mesures concretes vertes, dans le cadre d'une relance économique du pays: Une stratégie gagnante pour le président Macron. Il ne lui reste plus qu'à paralyser les extrémistes de Droite- Le Front national de Le Pen- et de Gauche, pour aborder la fin de son mandat

Saab Edith

17 h 14, le 29 juin 2020

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Commentaires (1)

  • LA PARISIENNE: Les élections municipales françaises ont donné le coup de grace aux partis politiques traditionnels de Droite et de Gauche qui ont perdu leurs assises populaires, au bénéfice des Verts. La stratégie Macron a évité de contrecarrer les différentes tendances vertes sur le terrain municipal, en ne leur opposant pas de candidats de La République en marche. Mais la "récupération" de la tendance verte fut préparée- un an plus tot- avec la création de la "Convention citoyenne pour le climat" qui, au lendemain des Municipales, présentait au chef de l'Etat- qui l'adoptait avec enthousiasme- un vaste programme de mise en oeuvre effective - par des décisions concretes- de mesures concretes vertes, dans le cadre d'une relance économique du pays: Une stratégie gagnante pour le président Macron. Il ne lui reste plus qu'à paralyser les extrémistes de Droite- Le Front national de Le Pen- et de Gauche, pour aborder la fin de son mandat

    Saab Edith

    17 h 14, le 29 juin 2020