L’Union des établissements d’enseignement privé au Liban a appelé vendredi l’État à soutenir les parents d’élèves des écoles privées, estimant que 300 milliards de livres libanaises sont nécessaires à cet effet, alors que le secteur éducatif, à l’instar de tout le Liban, est frappé par une grave crise économique et financière.
« Nous avons insisté sur le fait que sans aide de l’État, nous ne pourrons pas subsister », a déclaré un responsable de cette Union à l’issue d’une réunion avec le métropolite orthodoxe de Beyrouth, Mgr Élias Audi. « Nous avons nos craintes concernant l’organisation de la nouvelle année scolaire, mais nous œuvrons à résoudre les problèmes », a-t-il ajouté, assurant être prêt à accorder des aides aux parents d’élèves. Et de réclamer dans ce cadre que l’État « soutienne les parents d’élèves des écoles privées avec un montant de 300 milliards de livres libanaises ».
Début juin, l’État avait été sollicité par toutes les composantes de l’école privée – institutions scolaires, direction, corps enseignant, employés et parents – pour contribuer cette année, à titre exceptionnel, aux frais de tous les apprenants inscrits dans les écoles privées non gratuites. Ces dernières ont présenté cette proposition comme étant celle de la dernière chance et ont accordé à l’État un mois pour y réagir positivement. Le chef de l’État Michel Aoun avait alors souligné que « toute résolution de cette crise devait être prise en coopération entre les trois parties concernées, parents, administration et enseignants, et l’État ».


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"... le secteur éducatif, à l’instar de tout le Liban, est frappé par une grave crise économique et financière ..." la pire depuis trente ans?
08 h 13, le 27 juin 2020