Les groupes kurdes rivaux en Syrie ont rapproché leurs vues et décidé de coopérer davantage, une étape cruciale pour garantir une représentation de l’ensemble de la minorité kurde dans tout règlement du conflit. Cet accord a été annoncé hier au terme de rares négociations de réconciliation tenues à Hassaké (Nord-Est) et parrainées par les États-Unis. Le Conseil national kurde (KNC), une coalition de factions kurdes membre de l’opposition politique syrienne basée en Turquie, est un rival du parti de l’Union démocratique (PYD) qui domine la région à majorité kurde du nord-est de la Syrie. Les négociations « pour l’unité kurde » ont pris fin tard mardi. Les deux camps « se sont entendus sur une vision politique unifiée » et se sont engagés à poursuivre les discussions « avec l’objectif de signer un accord global dans un avenir proche », selon le communiqué.
Pour le KNC, la domination politique et militaire du PYD a entraîné une marginalisation de certains groupes kurdes. En 2017, l’administration du PYD a fermé les bureaux des partis kurdes d’opposition, dont le KNC qui a dénoncé une purge politique. Ces bureaux ont été rouverts il y a trois mois. Des négociations de réconciliation ont alors été lancées sous le parrainage des États-Unis.


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