Le Premier ministre libanais Hassane Diab. Photo Dalati et Nohra
Le Premier ministre libanais Hassane Diab a indirectement appelé lundi à des sanctions contre les responsables des actes de vandalisme qui se sont produits ces derniers jours à Beyrouth et à Tripoli, dans le contexte de manifestations anti-pouvoir déclenchées par une forte dépréciation de la livre libanaise à l'ombre de la grave crise économique qui ébranle le pays.
"Les gens se demandent comment l'Etat verbalise les voitures violant la règle de la circulation alternée et les gens ne portant de masques, et met facilement en prison des gens ayant commis des délits et des infractions de loin moins graves que les crimes que l'on a vus ces derniers jours", a déclaré M. Diab lors d'une réunion du Conseil supérieur de la justice au Grand Sérail.
Depuis hier, la circulation alternée des véhicules, une mesure mise en place début avril dans le cadre de la mobilisation générale pour lutter contre la propagation du virus, n’est plus de mise. Il est en outre obligatoire de porter un masque dans l’espace public, sous peine de se voir infliger une amende de 50 000 livres libanaises.
Plus tôt dans la matinée, le Premier ministre avait affirmé que "les voyous sont là pour détruire, et leur place est en prison, un point c'est tout !", demandant aux services de sécurité et à la justice d'enquêter et de juger les fauteurs de troubles.
Le pays connaissait lundi un calme relatif après plusieurs jours de manifestations tendues.

