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Monde - Coronavirus

Crainte d’une seconde vague de l’épidémie en Chine

Apparition d’un nouveau foyer de contamination dans le marché de Xinfadi.

Crainte d’une seconde vague de l’épidémie en Chine

La police chinoise garde l’entrée du marché de Xinfadi à Pékin, considéré désormais comme un nouveau foyer du coronavirus. Greg Baker/AFP

La Chine a annoncé hier un rebond des nouveaux cas de Covid-19, faisant craindre une seconde vague de l’épidémie au moment même où plusieurs pays d’Europe s’apprêtent à rouvrir leurs frontières, pensant la maladie sous contrôle.

Les autorités chinoises ont fait état de 57 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus en 24 heures, dont 36 liés à un marché de gros à Pékin, le plus haut chiffre quotidien depuis avril. Une nouvelle inquiétante pour le reste du monde, montrant les difficultés à contrôler une pandémie qui continue à faire rage en Amérique latine, en Iran et en Inde.

Grâce à de stricts contrôles, au port du masque et aux opérations de confinement, l’épidémie était sous contrôle en Chine, où elle est apparue l’an dernier à Wuhan (centre). Avec l’apparition du nouveau foyer de contamination dans le marché de Xinfadi, qui fournit la capitale en produits frais, les autorités ont pris de nombreuses mesures pour contenir l’épidémie. 24 centres de test ont été ouverts et 10 000 personnes testées localement, permettant la détection de huit nouveaux cas dimanche.

Les autorités ont l’intention de tester 46 000 habitants des quartiers entourant le marché, ainsi que ceux y travaillant, et se lancent à la recherche de ceux qui s’y sont rendus récemment. « Je suis allée au marché de Xinfadi donc je souhaite confirmer que je ne suis pas infectée », témoigne Guo, une femme de 32 ans faisant la queue pour être testée. Un homme de 56 ans, qui travaille comme chauffeur de bus à l’aéroport et qui s’était rendu au marché de Xinfadi avant de tomber malade, fait partie des cas rapportés hier. Onze zones résidentielles des environs ont été placées en confinement et une partie du marché bouclée par des policiers masqués.

Au total, le Covid-19 a fait plus de 430 289 morts et contaminé près de 7,8 millions de personnes sur la planète, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles.

La pandémie a mis à l’épreuve les systèmes de santé à travers le monde, notamment en Inde où, selon les médias, de nombreux malades décèdent après avoir été refusés par les hôpitaux, faute de lits. Plus de 1 000 nouveaux cas de contamination sont enregistrés chaque jour à New Delhi. Ashwani Jain, un homme d’affaires de New Delhi de 45 ans, est décédé dans une ambulance, auprès de sa fille de 20 ans partie en vain en quête d’une place dans un des hôpitaux de la mégapole. « Cela leur est égal que l’on vive ou que l’on meure », a-t-elle accusé. En Inde, qui a enregistré près de 9 000 morts et plus de 300 000 cas confirmés du nouveau coronavirus, les corps s’entassent dans les morgues car le personnel des cimetières et des crématoriums n’arrive pas à suivre le rythme des décès.

Signe également que la pandémie est loin d’être sous contrôle, l’Iran a annoncé dimanche plus de 100 morts du Covid-19 en 24 heures (voir encadré).

L’Europe rouvre ses frontières

Ce regain de cas intervient alors qu’en Europe, où la maladie est en net recul, l’Allemagne, la Belgique, la France et la Grèce rétablissent lundi matin la libre circulation avec tous les pays de l’Union européenne. L’Autriche fera de même lundi à minuit. L’Espagne va même avancer au 21 juin, au lieu du 1er juillet, l’ouverture de ses frontières avec tous les pays de l’UE, sauf la frontière terrestre avec le Portugal.

En France, les appels à accélérer le processus de déconfinement se sont multipliés ces derniers jours dans le pays. Le coronavirus y a fait au moins 29 398 morts, mais le nombre de malades ne cesse de baisser. Le président Emmanuel Macron a ainsi annoncé hier soir la réouverture des cafés et restaurants en Île-de-France dès lundi, lors d’une allocution télévisée. Crèches, écoles et collèges rouvriront pour tous à partir du 22 juin, avec « une présence obligatoire » , a ajouté M. Macron lors d’une allocution faisant le point sur le déconfinement. Il s’est félicité d’une « première victoire contre le virus » responsable de la pandémie de Covid-19.En Italie voisine, qui a rouvert ses frontières depuis le 3 juin, deux nouveaux foyers de coronavirus ont été détectés ces derniers jours à Rome : 5 décès et 109 cas de contamination dans un hôpital, et 9 cas dans un immeuble squatté.

L’épicentre de la pandémie se trouve désormais en Amérique latine où, en dehors du Brésil, la situation empire dans des pays comme le Mexique et le Chili, cependant qu’au Honduras, le système hospitalier est « au bord de l’effondrement », a averti le professeur Marco Tulio Medina, de l’Université Nationale. Avec un total de 42 720 morts recensés samedi soir, le Brésil est le deuxième pays le plus endeuillé par le Covid-19, derrière les États-Unis (115 347 morts pour plus de deux millions de cas).

Source : AFP

Aux USA, une facture d’un million de dollars pour un survivant du Covid-19

Un Américain de 70 ans atteint du Covid-19 et hospitalisé pendant deux mois à Seattle (Nord-Ouest) a eu la mauvaise surprise de recevoir une facture de 181 pages totalisant plus d’un million de dollars, selon le quotidien Seattle Times. Michael Flor a été admis le 4 mars au centre médical Swedish Issaquah de Seattle. Il y est resté 62 jours, passant si près de la mort que les infirmières avaient tenu un soir le téléphone avec lequel sa femme et ses deux enfants lui faisaient leurs adieux. Mais il a récupéré et il est sorti de l’établissement le 5 mai, sous les vivats du personnel soignant. Son cœur a toutefois « failli s’arrêter une seconde fois » en recevant une facture et d’un montant total de 1 122 501,04 dollars, a-t-il dit au quotidien. La facture détaille les soins qui lui ont été administrés et leur prix : 9 736 dollars par jour pour la chambre en soins intensifs, près de 409 000 dollars pour sa transformation en chambre stérile en raison de la contagiosité du coronavirus pendant 42 jours, 82 000 dollars pour l’utilisation d’un respirateur artificiel pendant 29 jours, ou 100 000 dollars pour les soins de la « dernière chance », quand son pronostic vital avait été engagé pendant deux jours. M. Flor, qui bénéficie du Medicare, la couverture santé des seniors, ne devrait toutefois pas avoir à sortir son portefeuille, selon le Seattle Times.

L’Iran annonce plus de 100 morts, une première en deux mois

Téhéran a annoncé hier plus de 100 morts du nouveau coronavirus en 24 heures, ce qui n’était plus arrivé depuis deux mois, alors que les autorités minimisent la remontée continue du nombre de patients recensés en Iran. Les autorités sanitaires ont enregistré 107 nouveaux décès dus au virus SARS-CoV-2 entre samedi midi et dimanche à la mi-journée, a annoncé Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère de la Santé, ce qui porte le bilan de l’épidémie à 8 837 morts. L’Iran est le pays au Proche et Moyen-Orient le plus durement touché par la pandémie de Covid-19, mais n’a jamais décrété de confinement obligatoire de la population. Depuis début mai, les chiffres officiels traduisent une tendance de hausse des nouveaux cas recensés de contamination par le virus. Face à cela, les autorités ne cessent de reprocher à la population de ne pas respecter les règles élémentaires de distanciation sociale tout en répétant qu’il n’y a aucun lieu de s’inquiéter car la hausse des cas ne serait, selon elles, que le résultat, mathématique, d’un dépistage plus intensif. Cela ne traduit en rien une détérioration de la situation sanitaire du pays, assurent ainsi plusieurs responsables. Le bilan quotidien officiel des morts du virus en Iran était tombé sous la barre des 100 le 14 avril. Hier, Mme Lari a indiqué que 2 472 nouveaux cas de contamination ont été confirmés au cours des dernières 24 heures. Selon les chiffres officiels, 187 427 personnes ont été infectées par la maladie depuis l’annonce des premiers cas en février.

La Chine a annoncé hier un rebond des nouveaux cas de Covid-19, faisant craindre une seconde vague de l’épidémie au moment même où plusieurs pays d’Europe s’apprêtent à rouvrir leurs frontières, pensant la maladie sous contrôle.Les autorités chinoises ont fait état de 57 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus en 24 heures, dont 36 liés à un marché de gros à Pékin, le plus haut chiffre quotidien depuis avril. Une nouvelle inquiétante pour le reste du monde, montrant les difficultés à contrôler une pandémie qui continue à faire rage en Amérique latine, en Iran et en Inde.Grâce à de stricts contrôles, au port du masque et aux opérations de confinement, l’épidémie était sous contrôle en Chine, où elle est apparue l’an dernier à Wuhan (centre). Avec l’apparition du nouveau foyer de...
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