Des partisans du CPL lors d’une manifestation hier devant le Palais de justice de Baabda. Photo ANI
Des partisans du Courant patriotique libre (CPL) ont organisé hier des sit-in devant les Palais de justice de Baabda et de Beyrouth pour demander à la justice de faire la lumière sur le dossier du fuel défectueux livré dernièrement à Électricité du Liban. Le CPL a insisté sur « la nécessité de faire pression pour que ce dossier ne soit pas jeté dans les tiroirs du Palais de justice ».
« Le dossier du fuel frelaté est un exemple de dilapidation des fonds publics (...) Notre action vise à dénoncer les ingérences politiques dans ce dossier », a déclaré Abdo Kesrouani, avocat au sein du CPL, à la presse. « Nous demandons que ce dossier soit réglé pour que les Libanais sachent où est passé leur argent et pour qu’ils puissent ensuite récupérer ces fonds », a-t-il ajouté. Un mémorandum sur ce dossier a d’ailleurs été transmis hier par les avocats du parti à la procureure du Mont-Liban, Ghada Aoun.
« Ce dossier doit être instruit jusqu’au bout. Il a montré l’existence de protections politiques dont bénéficient certains responsables mis en cause », indique pour sa part un communiqué des avocats du CPL, appelant à la levée du secret bancaire des personnes accusées.
Le communiqué fait notamment référence au directeur général des installations pétrolières, Sarkis Hleiss, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt par défaut dans ce dossier et qui avait été vigoureusement défendu par le chef des Marada, Sleiman Frangié, virulent critique de la formation dirigée par Gebran Bassil.
La justice s’était saisie de l’affaire il y a plusieurs semaines et l’enquête avait débouché sur l’émission de plusieurs mandats d’arrêt contre de nombreux responsables, notamment contre Tarek Faoual, représentant de la compagnie publique algérienne Sonatrach au Liban. D’autres mandats d’arrêt par défaut avaient été lancés à l’encontre notamment de Teddy Rahmé, PDG de ZR Energy, et Ibrahim Zouk, directeur exécutif de ZR Energy DMCC. La directrice générale du pétrole au ministère de l’Énergie, Aurore Féghali, a été brièvement incarcérée avant d’être libérée sous caution.


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S’IL N’Y A PAS UNE VRAIE JUSTICE IL N ‘A AURA PAS DE PAIX. L’AGITATEUR QUI VEUT TROUVER LE RESPONSABLE N’EST AUTRE QUE CELUI QU’IL CHERCHE. IL NE RISQUE PAS DE LE TROUVER. C’EST LE CHIEN QUI ESSAIE D’ATTRAPER SA QUEUE.
12 h 44, le 12 juin 2020